La deadline des 25 ans

La deadline des 25 ans

Cela fait maintenant neuf mois que j’ai 25 ans. Je ne pouvais pas parler de cette année spéciale sans l’avoir vécue, sans avoir été confrontée à toutes ces pensées, ces interrogations, ces états d’âmes si étranges. Je suis d’un naturel bavarde, surtout sur des sujets comme celui-ci. Et au fur et à mesure de mes discussions, je me suis doucement rendue compte que je n’étais pas toute seule. Que toutes les personnes nées en 1990, vivent cette année là avec une étrange sensation : comme une deadline. 

Dans un tout premier temps, on se dit que ça y est, nous ne sommes plus des adolescents, mais on ne se considère pas comme des adultes pour autant. Alors on est quoi ? En transition, ça c’est certain. Partagés entre des moments ultra sérieux, ou l’on ne s’autorise aucun écart (au travail notamment), et entre des moments de débauche totale (bon, c’est un peu violent comme terme mais c’est pour bien faire opposition) où l’on ne veut surtout pas réfléchir et profiter de l’instant présent.

Dans nos souvenirs, avoir 25 ans c’est : avoir un job stable, avoir une relation amoureuse stable, savoir où l’on va et comment on y va, bref une clarté exceptionnelle de l’avenir. Mais la réalité est tout autre : c’est en fait une année de remise en question professionnelle, c’est une année où les ruptures sont les plus virulentes, et nous sommes incapables de dire ce que l’on fera dans 2 ans. En vrai c’est l’angoisse ! 

Alors au départ, je refoulais cette pensée négative, me disant que ce n’était pas légitime de se plaindre de cette étape (en comparaison au cap des 30 ans, ou encore à la crise de la quarantaine par exemple). Surtout que si l’on regarde autour de nous, il y a aussi des 90’s qui sont engagés sérieusement dans une relation, qui sont même pacsés/mariés et qui prévoient d’avoir leur premier enfant dans un futur proche. C’est donc moi qui suis en décalage ?

Je vis cette année de mes 25 ans comme une deadline. « Il aurait fallut que je fasse ci et ça avant mes 25 ans », « il faut que je sache ce que je vais faire de mes années jusqu’à 30 ans », « je n’ai rien construit sentimentalement parlant avec personne, je suis en retard », font partie de toutes les remarques que j’ai pu me faire ces neuf derniers mois. Si notre avenir n’est pas clairement identifié, on peut vite se sentir perdus. Je trouve cette année particulièrement difficile émotionnellement. La transition est violente : sans arrêt partagés entre vouloir être conforme aux critères de la société et celui de vouloir vivre et avancer à son rythme, l’équilibre n’est pas évident.

Et sur ces dernières semaines, j’ai été rassurée. Notamment grâce à vos réactions et commentaires sur le monde du travail en 2016, et sur tous les billets que j’ai pu lire sur vos blogs. Que ce soit à propos de vos états d’esprit, de vos relations amoureuses, ou de vos petites remises en question : rien n’est acquis, nous continuons à construire notre avenir, dans le doute, sans avoir peur des échecs

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13 Commentaires

  • Franck
    30 mai 2016 17 h 32 min

    J’ai passé les 26 ans il y a quelques mois maintenant, et pourtant, rien ne presse pour moi. J’ai eu cette petite période de me dire « bon, t’as pas construit grand chose jusqu’ici professionnellement, va falloir te bouger un peu ». Et en fait, pourquoi ? Parce que c’est la « norme », c’est l’âge, c’est la « société qui veut ça » ? J’ai déjà pas mal d’amis du même âge déjà propriétaire, mariés, parents … et je me sens en totale opposition avec eux désormais, j’ai presque l’impression qu’ils sont « vieux avant l’âge » ^^.

    Je dois être en décalage avec le rythme qu’impose la société mais peu importe, j’ai décidé d’y aller à mon rythme, car ce ne sont pas les normes qui vont me dire quand je dois faire quoi dans ma vie. Je le ferais simplement quand je serais prêt et quand l’envie m’en prendra :)

    • Julia
      1 juin 2016 9 h 04 min

      On est bien d’accord Francky ! :D

  • Sophie
    30 mai 2016 19 h 06 min

    J’ai souri en lisant ton article car j’ai vécu tout ça il y a 5 ans maintenant (ouais là pour le coup je prends un coup de vieux ^^)
    A 30, je me suis lancée en autoentrepreneur, je n’ai pas acheté de maison, je n’ai pas d’enfants, mais j’ai créé ma boite ! J’ai pris des risques là où d’autres préfèrent rentrer dans le moule et me demandent si je suis sûre de moi parce que bon j’ai « l’horloge qui tourne quand même »…. donc tu vois à 25 ou 30 ans, ce n’est pas forcément toi qui aura cette deadline mais souvent les autres !

    • Julia
      1 juin 2016 9 h 04 min

      Aaaaaah, merci Sophie !
      Pleins de bonnes choses pour la suite :D

  • Apolline
    1 juin 2016 11 h 23 min

    J’ai eu 25 ans en mars, et je le vis aussi comme une deadline. J’ai une relation amoureuse stable (mais qui a été tumultueuse deux mois avant mes 25 ans d’ailleurs, à cause de remises en question). Mais ma vie professionnelle est… en fait je ne sais pas où elle en est. J’ai enfin osé avouer que ma branche ne me plaisait pas, que j’étais perdue et que j’avais besoin de réfléchir. Cela a déjà été un grand cap. Je me suis rendue compte de beaucoup de choses sur moi, j’apprends à me connaître. Mais il va falloir tout de même que je me bouge, que je me décide!
    J’ai fait une crise des 25 ans (et elle n’est pas terminée).
    Cela fait du bien de lire des « témoignages » comme le tien. On se sent moins seuls dans nos doutes!

    • Julia
      1 juin 2016 19 h 01 min

      Prends le temps qu’il faut pour vivre ta vie comme tu l’entends.
      Il faut certes se mettre des coups de pied au cul de temps en temps, mais globalement il faut aussi s’écouter :)

  • Manue
    2 juin 2016 12 h 23 min

    C’était tellement utopique de se dire « à cet âge là je serais marié avec 2 enfants ». J’ai eu 25 ans en décembre et c’est vrai qu’il y a ce sentiment de devoir être responsable (bien que je suis encore nulle en vie d’adulte). J’habite encore chez mes parents, j’ai enfin un travail stable mais pour ce qui est de la relation… la rupture est récente. Chacun avance à son rythme et quand je vois mon entourage du même âge, la majorité ne sont pas encore stable niveau boulot/relation. Du coup je m’inquiètes pas trop encore, on nous dit toujours qu’on a la vie devant nous… :)

    • Julia
      3 juin 2016 9 h 34 min

      Je sais pas comment on a pu se dire un jour cette phrase : « à cet âge là je serais marié avec 2 enfants ». Qui nous avait appris ça ?! Les livres, les professeurs des écoles ? O.o

  • anaispascal
    2 juin 2016 20 h 06 min

    C’est tellement vrai ! L’année des 25, la fin des études, avec l’espoir professionnel, puis la désillusion… Ce fut également, l’année d’un grand voyage en Europe et d’une remise en question. Ça m’a permis d’apprendre à relativiser et lâcher-prise. Une année de transition assez importante… Mais vivement les 26 ans :p

  • Marine B (Maninette pour le blog perso)
    27 juin 2016 14 h 30 min

    Oh mais ! C’est fou ça, je suis tombée sur ton blog par hasard et je lis plusieurs articles en me disant « tiens, moi aussi ». Je suis Community Manager à mon compte comme toi depuis 3 ans et je suis de 90 comme toi (septembre).

    Le cap des 25 ans, je le vis aussi bizarrement, mais ce qui est assez drôle c’est que j’ai en partie la « stabilité » dont tu parles : je suis en couple depuis 6 ans, pacsée et fiancée, mon auto-entreprise évolue et je me suis associée pour créer une agence (c’est loin d’être gagné, il reste beaucoup du boulot à fournir mais disons que j’avance).

    Mais figure-toi que malgré le fait d’être en couple, je ressens la même solitude que toi. Monsieur n’est pas à son compte, donc il ne comprend pas toujours tout, bien que super attentionné etc. Le fait de pouvoir échanger avec mon associé m’aide aujourd’hui, mais j’aimerais aussi échanger avec d’autres jeunes entrepreneurs, sans forcément parler boulot, mais juste le fait d’échanger ou de passer des moments avec des personnes qui ont cette même expérience de vie.

    Et depuis peu, j’ai surtout envie d’autre chose ! J’ai créé un blog justement pour parler d’autre chose que des réseaux sociaux, j’ai un grand besoin de VIVRE, besoin de légèreté. Oui bon, maintenant reste plus qu’à trouver le temps de… C’est bien beau de construire, de bosser, de penser à l’avenir, mais on en oublierai presque le moment présent, de se faire plaisir. Et il faut en profiter parce que oui, nous n’avons QUE 25 ans au final !

    Bon sinon, j’ai aussi lu tes questionnements quant au marché du travail, quant à toutes ces promesses qui nous ont été faites. Personnellement on m’avait vendu le BAC + 5 comme un graal pour trouver un job bien payé. Oui, oui, bonjour le CDI au « presque SMIC » au final… Les heures sup de folie jamais payées etc.

    Enfin bref, je vais conclure ici pour éviter de faire un roman. Je dirai que malgré le fait d’avancer, je reste en retard par rapport au programme de base (enfant, investissement immobilier par exemple…) et qu’en fait, les 25 ans me font surtout « peur » parce que c’est la dernière étape vers les 30 ans et là, ça devient vraiment sérieux :-p.

    Plus sérieusement, oui on y pense, mais chacun son rythme et en général on a tendance à vouloir avoir toujours plus que ce que l’on a déjà. Alors qu’au final on n’est quand même pas si mal !

    • Julia
      27 juin 2016 17 h 42 min

      Trop de points communs c’est dingue ! :O
      N’aies pas peuuuuuur, et profite ! :D

  • Marine
    4 décembre 2016 9 h 16 min

    Bonjour Julia,

    J’ai découvert ton blog et tes articles sont vraiment géniaux.

    Ton article me parle énormément. J’ai eu 25 ans en août dernier. Je suis au chômage depuis mars. Depuis je suis rongées de questionnements sur ma vie et mon avenir professionnel. Comme la sensation de ne pas être là où je pensait il y a 10 ans de ça.

    Je rêve d’indépendance, de faire les choses pour moi. Je n’ai plus envie de retourner dans le salariat. Mais en parallèle, j’ai peur et je manque de confiance en moi (et d’idées surtout )

    Bref, il y a un sacré bazars dans ma tête depuis plusieurs mois. Je ne pensais jamais vivre une telle remise en question surtout au niveau pro car j’avais toujours été très sûr de moi.
    Mais je me rends compte qu’il y a tant de choses à explorer, que je ne suis pas juste la Marine que tout le monde croit (et moi aussi d’ailleurs)
    J’ai l’impression de vivre dans des montagnes Russes. Mes émotions sont mises à rude épreuve.

    Ma seule stabilité est mon couple aujourd’hui (8 ans que je suis avec mon compagnon). J’ai longtemps cru que la prochaine étape pour m’épanouir dans ma vie serait de me marier et avoir enfin un bébé. Mon compagnon n’est pas prêt à tout ça et d’un côté cela me fait réfléchir : mon bonheur ne doit pas dépendre seulement de ces conditions socialement acceptées. Je dois trouver mon bonheur en moi et quoi de mieux de réaliser mes envies et rêves au delà de ce que pourrait penser « les autres » (gros challenge).

    Cette période de ma vie est émotionnellement compliquée mais nécessaire pour que dans les années avenir, je n’ai pas de regret de ne pas avoir essayé.

    • Julia
      5 décembre 2016 8 h 57 min

      Hello Marine !
      Ton commentaire me touche trop. À nos âges (et peut-être plus tard aussi, mais on en sait rien, on ne la pas encore vécu) on passe par des phases assez compliquées, mais effectivement ce sont clairement des montagnes russes. La base de notre personnalité est construite, mais elle s’affine avec nos rêves, nos envies, nos fréquentations…

      Tu as la force en toi, rien que de prendre le temps de m’écrire tout ça prouve qu’il y a déjà eu un déclic :) Maintenant il faut que tu l’acceptes, et que tu avances à ton rythme :)

      Je suis dispo par mail si besoin ! Bisous à toi !

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