J’ai testé pour vous le Sziget Festival

J’ai testé pour vous le Sziget Festival

WOOOOW, je suis complètement déphasée. Au moment ou je commence à rédiger cet article, je ne suis rentrée que depuis 2 petits jours du Sziget Festival, et j’ai encore du mal à réaliser que je suis de retour dans la vraie vie. J’ai un rhume de dingue, et la fatigue est plus que palpable. Vous l’aurez donc compris : c’était sacrément intense ! 

Moi et les copains sommes arrivés le 8 Août, et nous sommes repartis le 18 Août. Le festival commençait officiellement le 10, mais nous avons opté pour un pass « Moving In » (à 30 euros il me semble) pour arriver 3 jours avant la foule, s’installer et en profiter pour visiter Budapest avant le début des hostilités.

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Le Sziget Festival

Pour la petite histoire, le Sziget existe depuis 1993. Il est situé à Budapest, plus exactement sur l’île d’Óbuda, où il rassemble plus de 400 000 personnes chaque été (dont environ 8 000 français par jour). À la base, c’était ni plus ni moins qu’un rassemblement étudiants. Au fil des années, cela s’est transformé en gigantesque rendez-vous musical européen : plus de 20 scènes, plus de 600 artistes et groupes et les festivaliers viennent de 95 pays différents en moyenne. Dingue !

J’ai réservé mon séjour en Février dernier, et voici le détail de mes dépenses en réservations (à quelques euros près, je n’ai plus les chiffres en tête) :

  • 250 euros pour le pass 7 jours (accès au festival, et donc à l’île et aux scènes)
  • 150 euros pour 7 jours de VIP Camping (le camping le plus cher de l’île, censé proposer des prestations supérieures par rapport aux autres)
  • 30/40 euros de « Moving In » (pour arriver 3 jours plus tôt, soit le dimanche au lieu du mercredi), accès au festival et au camping.
  • 60 euros pour une tente pré-montée
  • 10 euros pour un sac de couchage

Donc comptez environ 500 euros pour la réservation plus ou moins complète de votre festival. Pour vous y rendre, plusieurs solutions sont possibles : la voiture, les bus spéciaux, le train, ou l’avion. J’ai opté pour l’avion, je me suis pas fait chier : Air France Clermont/Paris, Paris/Budapest. J’en ai eu pour environ 400 euros aller-retour. Pas donné, mais c’est le prix de la tranquillité.

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Ce que j’ai aimé au Sziget

  • La ville dans la ville. Si je suis si dépaysée, c’est en grosse partie à cause (grâce ?) à l’organisation gigantesque de cette île. Il y a de quoi dormir, se laver, se reposer, se nourrir (plus de 300 restaurants), boire (plus de 100 bars), nettoyer ses vêtements, se cultiver, se distraire, découvrir des ONG, jouer, faire du sport, voir des spectacles… On s’y sent bien, on y trouve tout ce qu’il nous faut à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
  • Le système de paiement bien ficelé. Au Sziget, pour payer sa nourriture, ses boissons, ses souvenirs, et toutes les choses qui coûtent de l’argent, vous êtes muni d’une Festipay. Vous pouvez la recharger tout au long du festival, avec les montants que vous voulez. Au total, j’ai survécu 10 jours avec 350 euros. En plus d’être pratique (pas besoin de se trimballer avec de la monnaie dans tous les sens), ce système est super rapide : très peu d’attente aux restos et aux bars pour se faire servir et payer.
  • La propreté des espaces musicaux. Trois minutes après la fin du concert de Muse le samedi, le sol était jonché de verres en plastique. Des milliers de gobelets, de serviettes, d’assiettes en papier et de détritus en tout genre étaient sur le sol. Le temps d’aller chercher un verre au bar le plus proche, et en revenant le sol était presque redevenu comme avant ! Il faut dire que pas moins de 6000 volontaires sont présents sur l’île pour ramasser et nettoyer l’herbe et rendre le site le plus agréable possible.
  • La propreté des sanitaires. En tout cas au VIP Camping, les toilettes et les douches étaient toujours propres. Il était rare de tomber sur des toilettes dépourvus de PQ, ou sur des douches avec des gel douches vides sur le sol. Et c’est carrément agréable de ne pas faire du gainage en allant faire pipi.
  • La quantité et la qualité du line-up. Il n’est pas commun de voir un festival afficher pas moins de 600 artistes et groupes, surtout d’une très bonne qualité. Evidemment, il y en a pour tous les goûts ! J’ai pu voir (aimé en gras, moins aimé en italique) : Die Antwoord, The Chemical Brothers, Tale Of Us, MØ, Parov Stelar, Rihanna, John Newman, Soviet Suprem, Bring Me The Horizon, Muse, Dyro, Sum 41, Tinie Tempah, David Guetta, Zedd, Years & Years, Noël Gallagher, Sia, M83, The Lumineers, The Last Shadow Puppets, et Hardwell.
  • Les prix attractifs pour un festival. Habituée aux prix des consommations et des repas en France, l’arrivée à Budapest surprend ! Dans la ville de Budapest, un repas complet (entrée, plat, dessert) est à 10 euros et le café est à tout juste 1 euro. Sachant que le niveau de vie est nettement moins élevé là bas qu’en France, c’est plutôt agréable. En ce qui concerne le Sziget, c’est bien plus cher qu’en centre ville, mais toujours moins cher qu’en France. Comptez 1,45 euros pour 0,5 L de Coca, 3,30 euros pour 4cl de Jack Daniel’s, 2,22 euros pour 0,5 L de Redbull et 1,64 euros la pinte de bière.
  • L’ambiance bonne enfant. J’ai lu sur pas mal de review de l’édition 2015 que le Sziget n’était pas qu’un festival, que c’était avant tout une ambiance, un monde à part. Et c’est vrai ! Il n’y a pas eu une seule emmerde, que ce soit vis-à-vis de notre groupe ou des gens qui nous entouraient. Tout le monde est sympathique, tout le monde est arrangeant : on se paie des verres, des clopes, on plaisante, on rencontre pleins pleins de nationalités différentes et on passe globalement de très bons moments avec les autres.
  • La couverture 4G impeccable. Certains diront que ce n’est qu’accessoire en vacances, et encore plus dans un festival. Mais vous commencez à me connaitre et vous savez donc que me couper d’internet pendant 10 jours est une mission impossible, surtout que je voulais partager sur Snapchat tout ces artistes et cette ambiance de dingue. Malgré les 400 000 personnes connectées et les articles expliquant que parfois le réseau sautait pendant plusieurs heures, cette année la couverture 4G était sans failles, je n’ai jamais eu à me plaindre.

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Ce que j’ai détesté au Sziget

  • La musique majoritairement EDM. Je parle ici des scènes principales : la Main Stage, Telekom Arena et A38. Après minuit, ces scènes se transforment toutes en dancefloor géant où l’Electro Dance Music résonne. Je n’ai pas des connaissances hyper pointues dans ce domaine, mais d’après les garçons, il est quasiment impossible de différencier Nicky Romero de Jay Hardway, ou Zedd de Laidback Luke. Ils font tous la même soupe, et c’est bien dommage.
  • Pas de bouchons d’oreilles distribués. Et autant vous dire qu’après 6 jours de festival ce n’est pas du luxe de protéger ses tympans. Nos oreilles écoutent de la musique non-stop tous les jours de 12h à 6h du matin. Car même lorsque l’on va se coucher dans nos campings respectifs, nous entendons encore vivement les bass et notre matelas vibre sur le sol. La règlementation applicable aux lieux musicaux n’est clairement pas la même qu’en France, et on y dépasse donc rapidement les 105-110 décibels.
  • Le Sziget est le festival le plus poussiéreux. Au départ, il y a de l’herbe un peu partout, c’est joli, on s’allonge dedans. Et puis au bout de trois jours, ce n’est plus que de la terre. Et quand on sautille sur de la terre au rythme de « In Too Deep » de Sum 41, forcément la poussière se soulève et va se loger directement dans votre gorge et vos narines. Et se moucher noir c’est pas drôle. Rajoutez à ça les camions et les scooters qui passent dans les allées à toute heure du jour ou de la nuit pour réapprovisionner les stands…
  • Les tentes pré-montées. Alors je n’ai rien contre ces tentes en elles-mêmes, mais le système de location de ces tentes est à chier. C’est ce qui nous a fait râler le plus lorsque nous sommes arrivés. Pour vous la faire courte : on est parti à 7, on s’est retrouvés séparés, 3 d’un côté, 4 d’un autre car il n’était pas possible de déplacer ces tentes là. Pour passer des vacances ensemble, c’est pas top.
  • L’espace chargement du VIP Camping. Je ne sais pas comment cela se passe dans les autres campings, mais chez nous, nous avions rien pour nous charger correctement. Il y a une multiprise, branchée sur une autre multiprise, elle-même branchée sur une autre multiprise. Soit 40 prises pour 1500 campeurs, ça fait un peu léger comme prestation !

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Bref, le Sziget 2016…

C’était une belle découverte et une expérience que je ne peux que vous conseiller ! C’est une semaine de rencontres, de concerts et de divertissements en tout genre. On déconnecte complètement de notre quotidien, et même si ce n’est pas de tout repos, n’est ce pas ce dont nous avons besoin, la déconnexion ? :)

Dans quelques semaines, je partagerai sur la page Facebook les vlogs que nous sommes actuellement en train de monter. Ils vous permettront de vivre ces 10 jours avec nous, avec nos joies, nos déceptions et nos découvertes en image !

Ils sont prêts

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2 Commentaires

  • Mélanie
    27 août 2016 16 h 51 min

    Wow, ça donne envie (sauf la partie poussière) ! Avec mon copain on aurait aimé y aller cette année mais on a un peu hésité et puis les finances ne suivaient pas trop encore :P Merci pour l’article en tout ça, qui donne une bonne vue d’ensemble du festival !

    • Julia
      30 août 2016 8 h 07 min

      Merci à toi Mélanie :D
      Tiens moi au courant si tu penses y aller l’an prochain :)

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