5 décisions à prendre pour arrêter de dépendre des algorithmes
Après avoir publié plus de 1400 posts sur Instagram, avoir participé à des milliers de conversations en MP, publié des centaines de stories, et constaté une baisse générale de la portée et des interactions ces dernières années je me demande : comment arrêter de dépendre des réseaux sociaux, sans pour autant tout plaquer du jour au lendemain ? 👀
Vouloir de meilleurs résultats lorsqu’on met tout son coeur dans ses publications sur les réseaux sociaux (que ce soit IG, Tiktok, LinkedIn… peu importe), c’est NORMAL. Sauf qu’à force de vouloir performer face à un algorithme aléatoire et parfois capricieux, c’est usant (👉🏻 je t’en parlais déjà dans cet article dédié à mon plan pour arrêter instagram et construire une audience saine et souveraine).
Mais il y a une différence entre ragequit, supprimer son compte et désinstaller l’application ET composer autrement sa présence sur le web pour soi et pour son entreprise ! Parce que le vrai problème, c’est de faire dépendre ton business (ton chiffre d’affaires, ton énergie, ta santé mentale…) d’un algorithme qui change les règles H24, sans que tu n’aies aucun contrôle dessus.
Alors aujourd’hui, je t’embarque dans les 5 décisions à prendre pour arrêter de dépendre des algorithmes cette année ⤵️ (et certaines vont clairement te mettre dans l’inconfort AVANT de te faire du bien ahah).
Décider de ne plus regarder les stats qui ne comptent pas
J’ai publié des centaines de posts qui ont cartonné (likes et commentaires en pagaille). Et, sur le moment, ça fait un bien fou : on se dit que notre contenu résonne chez d’autres humains, qu’on a parié sur le bon sujet, le bon axe, le bon hook 🎉
Sauf que quand tu prends du recul et que tu regardes franchement ces chiffres, tu constates rapidement que ce ne sont QUE des vanity metrics : des chiffres qui donnent l’impression que ton contenu fonctionne, sans jamais vraiment se transformer en résultats concrets pour ton business 🤡 — un like ne devient pas une inscription, une réservation, ou un client.
Et le pire, c’est que ces résultats-là sont éphémères et useless : ils n’embarquent quasi personne en dehors de la plateforme pour qu’ils aillent découvrir ton univers ailleurs (que ce soit ton site web, ta newsletter, tes offres…).
Donc la première décision, c’est celle-ci : accepter de regarder en face ces vanity metrics (tels qu’ils sont) et arrêter de mesurer ta réussite sur ces résultats-là ☝🏻 — et CHOISIR toi-même tes facteurs de réussite : ton trafic, tes abonnés newsletter, ton nombre d’appels découverte, de réservations… peu importe tant que ce sont des chiffres qui t’appartiennent, que personne ne peut faire disparaitre en changeant un paramètre ⚡️
Décider de construire un actif qui t’appartient avant tout
Ma situation vis-à-vis de cette décision est un peu particulière : j’ai commencé à écrire et envoyer ma newsletter en 2018, et mon compte Instagram s’est construit quasiment en même temps 👀 — je n’ai jamais eu à choisir entre les deux, j’ai construit les deux fronts en parallèle depuis le début.
Un actif qui t’appartient, c’est quoi concrètement ? → Un canal fiable où personne (d’autre que toi) ne peut changer les règles du jour au lendemain, dont tu disposes des clés librement (pas juste « empruntées » à une plateforme), qui te permet un lien direct avec ton audience et qui continue de générer des résultats dans le temps (sans t’épuiser pour ça).
Pour moi, c’est la newsletter et le blog : 2 canaux dont je suis propriétaire, contre Instagram ou LinkedIn, où je suis seulement locataire.
Ce n’est clairement pas ta situation si tu es en train de lire cet article et que tu n’as pas encore de newsletter, de blog ou de canal qui t’appartient à 100%. Mais la logique reste exactement la même, peu importe d’où tu pars : ne coupe rien tant que tu n’as pas commencé à construire l’actif qui va prendre le relais 🎵
Concrètement, ça veut dire te faire suffisamment confiance pour bloquer du temps (même si ce n’est qu’1h par semaine au départ !) pour poser les fondations d’un canal qui t’appartient vraaaaiment. Pas en remplacement immédiat de ta présence sur les réseaux sociaux, mais en parallèle, tranquillement et sans pression outre mesure.
Et le jour où ce nouvel actif tient debout, la décision de ralentir ou d’arrêter les réseaux devient beaucoup plus facile à prendre 💜 — parce que tu as déjà commencé à construire ailleurs !
→ Si tu souhaites démarrer une newsletter en parallèle de ta présence sur Instagram, LinkedIn ou Tiktok alors récupère mon guide en 15 étapes 💌 — je te guide dans tout le process !
Décider où va vraiment ton énergie créative
J’ai passé des heures et des heures à créer des carrousels pour Insta, à construire un calendrier édito pour LinkedIn et à faire en sorte que ces deux formats représentent bien mon travail, ma personnalité et mes offres 🤯 — pour un résultat (évidemment) minuscule comparé à ce qu’UNE seule newsletter pouvait générer.
Mais ce qui m’a vraiment usée, ce n’était pas le travail en lui-même 🤪 c’était de faire rentrer des ronds dans des carrés en permanence ! Limites de caractères, formats imposés, tendances… c’était too much. Alors, c’est vrai, on dit souvent que c’est dans la contrainte que naît la créativité = sauf que moi je ne voulais plus d’une contrainte imposée par une plateforme (d’autant plus quand tu connais les rouages malsains que nourrissent les réseaux). C’est l’algorithme et ses règles qui bouffaient mon énergie, pas la création en elle-même !
La 3ème décision que je te propose, c’est de faire cet audit-là : combien de temps tu investis sur chaque canal et combien ça te rapporte réellement en retour ? (pas en likes ! → en clients, en ventes, en trafic, en relations).
💜 Ton énergie créative devrait aller vers le canal qui te coûte le moins d’énergie et qui te rapporte gros (pas forcément en $$$, mais aussi en bien-être mental, en joie, et en plaisir !).
Décider d’accepter la lenteur
Honnêtement, je n’ai pas de recette miracle pour cette décision-là. Vouloir des résultats sains, durables et fiables demande du travail ET du temps 😬 — et l’attente peut être parfois difficile à vivre. Mais si l’entrepreneuriat rendait riche rapidement, ça se saurait n’est-ce pas ? 👀
Si on prend un peu de hauteur, c’est le moment de choisir son camp entre durer et briller — aussi inconfortable soit ce choix — parce que briller = rapide / façon coup d’éclat (qui retombe potentiellement aussi vite qu’il est apparu) et durer = lent / basé sur la confiance.
Et, la confiance, ça ne s’achète pas plus vite en se jetant partout (ou en étant celui qui fait le + de bruit) = ça se construit avec le temps et le soin, point 🤌🏻
Mais il y a une vraie récompense dans cette lenteur : le contrôle et la prédictibilité.
Plus tu avances, plus tes résultats deviennent prévisibles et t’éloignent des montagnes russes.
Lorsque j’envoie ma newsletter, je SAIS qu’elle est envoyée à un nombre d’abonnés précis (pas de reach-parasite), je sais combien vont l’ouvrir et combien vont cliquer (en moyenne), je sais qui fait quoi, qui est intéressé par quoi, qui est dans quelle phase de maturité vis-à-vis de mon tunnel… et je peux adapter ce que je propose de manière ultra personnalisée et donc dans une pertinence maximale.
Même chose avec le côté prévisible et durable du SEO par exemple : un article bien référencé continue à ramener du trafic mois après mois, sans action de ma part. Même combat avec la durabilité de Pinterest, une épingle bien optimisée continue à travailler pour moi pendant trèèèès longtemps.
Et puis, c’est ça le jeu de l’entrepreneuriat : il y a toujours quelque chose qu’on vient de lancer et dont on attend les résultats : ça ne s’arrête jamais vraiment ! 🤭
Accepter la lenteur, c’est se faire confiance en regardant droit devant. Un peu comme quand tu as appris à faire du vélo sans les petites roues : on te disait de regarder droit devant toi plutôt que de te focaliser sur les buissons juste à côté 🚴
On applique cette même logique pour durer : on se fait confiance, on suit le plan qu’on s’est fixé et on regarde droit devant plutôt que de vérifier les statistiques toutes les heures 🤓 — ça n’enlève rien à l’inconfort de l’attente, mais ça permet d’avancer malgré tout !
Décider du jour où tu arrêtes de produire pour l’algorithme
Et enfin vient la toute dernière décision : celle où tu dis stop, celle où tu arrêtes consciemment de créer des choses qui ne te ressemblent pas. Et j’ai l’impression qu’on y passe tous, à un moment donné 🥹 car on a TOUS créé du contenu pour plaire à l’algo, pour performer, pour mettre toutes les chances de son côté pour booster notre visibilité.
Ici, je ne parle pas forcément de quitter la plateforme définitivement, mais simplement changer pourquoi et pour qui tu crées. Pour ta communauté, pour transmettre quelque chose qui te tient à coeur, partager… plutôt que pour séduire un algorithme qui, peut-être, te récompensera en montrant tes contenus à d’autres humains (ou pas).
Et il y a ce “détail” qui en réalité n’en est pas un et qui change tout une fois que tu l’as en tête : ce que tu crées pour l’algorithme est littéralement fait pour disparaître — c’est éphémère et ça ne continue jamais de travailler pour toi ensuite. Ce que tu crées pour toi et pour ton audience mérite de continuer d’exister et de performer bien au-delà d’une date de publication.
Le jour où tu prends cette décision, tu le sens tout de suite : ton contenu change de nature (même si, en surface, il ressemble encore à un post Instagram comme un autre !).
Ces 5 décisions, je ne les ai pas prises dans l’ordre, ni en une seule fois ! 🤓 Certaines ont pris plus de temps que d’autres, et c’est (à mes yeux) plutôt sain. Si tu es encore à l’étape “je sais que ça ne va plus mais je ne fais rien pour changer les choses” : c’est pas grave 🎵 — en avoir conscience c’est déjà commencer le process !
Comment construire une audience indépendante des algorithmes ?
🤔 Faut-il arrêter complètement les réseaux sociaux pour ne plus dépendre des algorithmes ?
Non. Tu peux rester présent(e) sur Instagram, TikTok ou LinkedIn sans que ta réussite en dépende. Ce qui compte, c’est de construire en parallèle un actif qui t’appartient — newsletter, blog…etc — pour que ton business ne repose plus uniquement sur ce que l’algorithme décide de montrer.
📈 Quels indicateurs suivre à la place des likes et du reach ?
Les abonnés à ta newsletter, ton trafic blog et ton chiffre d’affaires sont des indicateurs qui t’appartiennent vraiment. Contrairement aux vanity metrics, ils reflètent un engagement réel de ton audience, pas juste une réaction éphémère sur une plateforme.
⏳ Combien de temps faut-il pour voir des résultats sur un actif owned comme une newsletter ou un blog ?
Il n’y a pas de délai universel — ça dépend de ta régularité et de ton point de départ. Ce qui est certain, c’est que les résultats sont différés par rapport à un post qui buzz : c’est le compromis à accepter en échange d’une audience plus stable et plus fidèle.
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