Tu travailles gratuitement pour les réseaux sociaux (sans t’en rendre compte)
L‘histoire des réseaux sociaux x J&J : ou comment le plaisir et la pertinence peuvent glisser progressivement vers quelque chose qui ressemble de moins en moins à ce pourquoi on a commencé. Parce qu’à un m’ment donné, les constats s’accumulent jusqu’à ce qu’on ne puisse plus les ignorer…. 😅
Je vais te donner 2 exemples – chez nous, ils sont issus d’Instagram qui était notre plateforme de prédilection (mais tout ce qui suit est valable pour n’importe quel RS) – de constats très concrets avec des chiffres à la clé, eux ne mentent jamais ⬇️
Les carrousels de Julia, ce sont des heures et des heures de prod’ bloquées dans l’agenda chaque semaine (conception, design, descriptions, CTA…), des contenus soignés, utiles, de valeur pour notre audience cible.
« Pourquoi tes newsletters ne convertissent pas » → 43 likes et 1 commentaire
« Outils pour formateurs en ligne » → 68 likes et 2 commentaires
« 3 étapes pour des semaines zen » → 95 likes et 2 commentaires
… sur 33,4K abonnés ! Un taux d’engagement vraiiiiiment… 🤡
De mon côté, arrêtons-nous 3 secondes sur les résultats de mes reels… Les contenus vidéos les plus travaillés, deep et/ou éducatifs culminaient à 800-1000 vues, quand pendant ce temps :
une chorée contre l’auto-sabotage → 16,9K vues
une blague de « moi qui casse des trucs sur Notion et n’ose pas le dire à Julia » → 13,7K vues
une trend chant + casserole pour faire un fuck aux démarchages intrusifs en DM → 36,5K vues 😵💫
On aurait pu se dire que nos contenus de fond étaient mauvais, mais on savait que ce n’était pas le cas. Juste, le système interne ne les récompensait pas 👉🏻 parce qu’il n’est pas conçu pour ça !
Ça, ce sont des exemples chiffrés et concrets, mais il y avait touuut le reste : les interactions tièdes ou agressives, le kiff qui s’érodait au profit d’une contrainte / sentiment de corvée, la fatigue de produire pour une plateforme qui change ses règles sans prévenir 🤯… un peu comme si on courait sur un tapis roulant qui s’accélérait sans jamais nous amener nulle part.
À partir de là, pas sur un déclic magique mais plutôt des réflexions progressives, on a commencé à se poser la vraie question : pour qui est-ce qu’on travaille, exactement ? 👀
🤗 Dans cet article, j’aimerais :
- T’aider à comprendre comment fonctionne vraiment le système derrière les réseaux sociaux 🌀 — parce que quand on connaît la mécanique, on ne peut plus faire semblant de ne pas la voir.
- Te partager comment on a, nous, réorienté notre énergie vers des canaux qui travaillent pour nous plutôt que l’inverse 🤝🏻
- Et te permettre de faire ton propre bilan, honnêtement, sans culpabilité — pour décider en connaissance de cause où tu veux vraiment mettre ton énergie ⚡️
L’économie de l’attention : ce que les réseaux gagnent (pas toi)
🏭 Les réseaux sociaux ont un modèle économique très simple, qu’on t’explique rarement clairement quand tu commences à poster.
Leur matière première, c’est l’attention. 🤓 Plus les utilisateurs passent de temps sur la plateforme, plus la plateforme peut vendre de l’espace publicitaire, et plus elle gagne de l’argent.
Ton rôle dans ce système ? Tu produis gratuitement le contenu qui retient l’attention des autres utilisateurs. Tu es fournisseur(euse). Sans contrat, sans salaire, et sans aucune garantie que ton compte sera encore là la semaine prochaine ✌🏻
Et pour s’assurer que tu continues à produire (parce que si tout le monde arrête de poster, la machine s’arrête), les plateformes ont conçu des mécaniques pensées pour te garder le plus longtemps possible dans la boucle, toi et tes abonnés. 🌪️ Le scroll infini, les notifications, les compteurs de likes, le petit shot de dopamine quand un post performe…
Aza Raskin, inventeur du scroll infini, l’a lui-même reconnu dans une interview BBC : « derrière chaque écran de ton téléphone, il y a littéralement à peu près un millier d’ingénieurs qui ont travaillé dessus pour le rendre le plus addictif possible. » 🤐 Quelqu’un qui a fait partie du jeu, et qui a depuis regretté publiquement ce qu’il a contribué à construire.
Ce qui alimente cette machine, c’est le contenu émotionnel, réactionnel, divertissant, polémique & co 🎭 — pas le contenu utile, réfléchi, substantiel, et encore moins celui qui te fait sortir de la plateforme.
👋🏻 Mes reels « bêtises » et leurs milliers de vues : ils font sourire, ils font partager, ils font rester. Mes contenus de fond à quelques centaines de vues font réfléchir — mais réfléchir, ça fait ralentir, et ralentir c’est exactement ce que la plateforme veut éviter.
Que ton contenu soit bon ou non, le système n’est tout simplement pas calibré pour le récompenser. Et tant que tu joues sur ce terrain-là, tu adaptes — consciemment ou pas — ce que tu crées à ce que l’algo veut, plutôt qu’à ce dont ton audience a vraiment besoin et à ce qui te tient à coeur 🥲
Et voici un chiffre très parlant, qui résume tout : 📊 le reach organique moyen d’un post Instagram tourne aujourd’hui autour de 3 à 4% de tes abonnés, et il continue de baisser d’année en année. Les carrousels de Julia à 95 likes sur 33 400 abonnés : c’est 0,28%. Les 96% restants ne verront jamais ce que tu publies, malgré la qualité et la pertinence du travail.
Ça pique mais ça mérite d’être conscientisé : on n’est pas que des utilisateurs de ces plateformes, on en est surtout les fournisseurs 💼
💡 Deux questions à emporter avec toi à ce stade :
→ Est-ce que les contenus que tu crées aujourd’hui ressemblent encore à ce que tu avais envie de faire au départ ?
→ Te sens-tu récompensé(e) (dans la valeur de ton travail) quand tu publies sur les réseaux sociaux ?
Le vrai coût des réseaux sociaux : temps, énergie et souveraineté
⏳ Le temps, c’est la partie visible. Entre 5 et 10 heures par semaine pour beaucoup d’entrepreneurs — en comptant toute la prod’, les réponses aux commentaires, les stories, le temps passé à regarder ce que font les autres…
Mais le vrai coût, celui qu’on calcule moins souvent, c’est… le reste 😅
🧠 L’énergie mentale : soit tout ce qui impacte ton mood, ton état d’esprit, ta confiance etc.
→ l’anxiété / les doutes quand un post ne performe pas alors que tu y as passé du temps et que tu y as mis du cœur
→ l’algorithme qui change sans prévenir et remet à zéro des semaines d’efforts
→ l’injonction à poster même quand tu n’as rien à dire (parce que « si tu ne postes pas, tu disparais »)
→ la comparaison permanente et souvent toxique avec des comptes et profils à qui tout semble réussir (car même si, dans le fond, on en est conscients, on oublie vite qu’on ne voit QUE la partie émergée de l’iceberg et QUE ce que les autres veulent bien montrer — souvent, que ce qui est smart 😮💨)
💬 La qualité des interactions et relations : ce qu’on a observé progressivement chez J&J, c’est que les échanges sur les réseaux ont quelque chose de particulier (= façon sympa de dire « comportements détestables » 😂).
Les gens ont pas l’time, se croient tout permis, pensent qu’un pouce en l’air vaut un “merci”, débarquent dans tes DMs avec un culot (ou parfois une agressivité) qu’ils n’auraient jamais en face à face…. je m’arrête là, la liste est longue mais, restons good vibes, pas envie de m’attarder sur toutes les dérives.
Difficile d’y trouver de la qualité, de la profondeur, du respect de l’humain (sur un réseau pourtant dit « social » 🙃) alors y tisser des relations de confiance, n’en parlons pas 🚫
🪴 La souveraineté zéro : peut-être le coût le plus insidieux.
Ton audience Instagram/LinkedIn/TikTok & co ne t’appartient pas. Si ton compte est suspendu ou supprimé demain (ça clairement, ce n’est pas une hypothèse anxiogène, ça arrive même aux comptes les plus sérieux) tu perds tout : tes abonnés, tes contenus publiés, tes échanges… sans recours 🕳️
Quand on a fait le calcul de tout ça chez J&J de manière honnête, le résultat était sans appel.
💩 Aucune rentabilité, quel que soit le critère qu’on regardait. Ni le kiff, ni l’engagement, ni l’acquisition, ni la conversion.
Construire une audience qui t’appartient vraiment
Julia & moi avons donc réorienté progressivement notre énergie vers ce qu’on appelle des canaux owned — 🔑 autrement dit, construire sur un terrain qui nous appartient vraiment.
C’est de là que part notre métaphore locataire / propriétaire 🏡 : sur les réseaux sociaux, tu es locataire. Tu décores à ton goût, tu t’investis, tu crées une ambiance, t’invites des gens — mais tu n’es pas chez toi. Le propriétaire peut changer les règles du bail, faire des travaux, augmenter le loyer, ou te mettre à la porte du jour au lendemain.
Notre écosystème repose grosso modo sur 3 piliers business qu’on a déroulé en détail sur le blog, avec des acteurs principaux :
La newsletter 💌
Chaque abonné a donné son email volontairement. Quand on envoie notre newsletter backstages à nos 14 000 abonnés, ils reçoivent tous l’email — pas de filtre, pas de reach réduit à 3%. Notre taux d’ouverture tourne autour de 50-60%. Et aujourd’hui, 90% de notre chiffre d’affaires vient de notre newsletter et de notre blog, sans Instagram.
Le blog 📝
Un article bien référencé, c’est du contenu qui travaille pour toi pendant des mois et années, sans que tu aies à le republier ou le réanimer. Tu l’écris une fois, tu l’optimises, et il continue de ramener du trafic longtemps après. C’est l’opposé exact du post Instagram qui disparaît du feed en 48h max.
Pinterest 📌
Souvent sous-estimé, c’est pourtant là que la durée de vie du contenu est la plus saisissante : quelques heures pour un post RS versus des années pour une épingle. Un contenu publié aujourd’hui peut continuer de générer du trafic sur le très long terme — sans aucune intervention de ta part.
☝🏻 Ce modèle-là est le nôtre, il correspond à notre activité, notre scénario, notre stratégie, à ce qu’on aime faire et à ce qui nous ressemble. Il n’est pas universel et il n’a pas à l’être : d’autres chemins existent et méritent d’être explorés.
L’idée n’est pas de prendre ça pour un template de réussite, mais d’appliquer la logique fondamentale de la souveraineté : construire une audience qui t’appartient vraiment et (re)prendre le contrôle sur ce que tu construis 👑
Arrêter de dépendre des réseaux sociaux : par où commencer ?
Personnellement, j’ai lâché la rampe il y a longtemps et assez facilement 🤭 (aussi bien côté production que côté consommation) parce que je ne m’y sentais plus DU TOUT à ma place.
📲 Aujourd’hui j’ouvre Instagram environ 15 minutes par jour, le temps de regarder quelques stories de personnes choisies, je ne scrolle plus mon feed. Zéro regret, je m’en porte beauuuuucoup mieux comme ça 💜
Du côté Julia, c’est différent. Avec 34K abonnés, la décision est moins simple à prendre. La peur de disparaître, de manquer des opportunités, de laisser tomber une communauté construite sur des années — c’est réel ET légitime, et ça ne se tranche pas en un matin. Par ici pour lire le chemin et la décision de Julia d’arrêter de poster sur Insta.
Ce qu’on dit ici, ce n’est pas « quitte les réseaux » mais (nuance importante) : arrête d’en dépendre 🙏🏻
Concrètement, tu peux commencer par là :
1️⃣ Faire le calcul honnête. 🧮 Combien d’heures par semaine sur les réseaux, et combien de revenus directement traçables depuis là (tu peux aussi calculer en leads ou toute autre KPI pertinent pour toi) ? Juste pour avoir une vision claire du ROI — pas pour culpabiliser.
2️⃣ Choisir un canal owned à développer en priorité. 💫 Ne te jette pas partout en mode panique, choisis-en un. La newsletter est souvent le point de départ le plus accessible et le plus impactant — notre guide est là si tu veux te lancer.
3️⃣ Rééquilibrer progressivement ton ratio. ⚖️ Si tu publies 5 fois par semaine sur Instagram et un article de blog tous les deux mois, quelque chose mérite d’être reconsidéré — pas forcément du jour au lendemain, mais inverser progressivement la tendance.
4️⃣ Penser « evergreen » avant de penser « viral ». 👊🏻 Avant de créer un contenu, pose-toi la question : dans plusieurs mois, est-ce que ce contenu aura encore de la valeur — et pour qui est-ce qu’il travaille vraiment ?
Si je devais résumer cet article en une seule phrase, je te dirais : il est temps d’arrêter de travailler pour des plateformes qui ne nous récompenseront jamais (et dont le job n’est PAS de nous aider à atteindre nos objectifs business), et de commencer à construire des actifs numériques qui nous appartiennent vraiment 😎
On est pas ici sur un « j’ai tout quitté du jour au lendemain » façon post LinkedIn viral ahah, mais sur des prises de conscience progressives, des décisions prises sur des calculs factuels et le besoin de revenir à des actions alignées (= plus intentionnelles, plus libératrices à vivre, qui nous ressemblent et nous procurent du plaisir) pour viser des résultats plus durables et beaucoup plus rentables sur le long terme 💪🏻
Alors si toi aussi tu commences à sentir que quelque chose cloche — que tu bosses beaucoup pour des actions qui ne te ressemblent pas, sur des plateformes qui te ressemblent encore moins, et pour des résultats décevants — c’est peut-être le bon moment pour te poser la question honnêtement.
Objectif : décider, en connaissance de cause, pour qui tu travailles vraiment 🌱
Pourquoi et comment arrêter de travailler gratuitement pour les réseaux sociaux
🤔 C'est quoi le vrai problème avec les réseaux sociaux quand on est entrepreneur ?
Le problème n’est pas les réseaux en eux-mêmes — c’est ce qu’on y laisse sans le calculer vraiment. Du temps, de l’énergie, des contenus soignés… pour des résultats très aléatoires et souvent décevants. L’urgence est surtout d’arrêter de dépendre des réseaux sociaux pour son business, et de construire une audience qui nous appartient vraiment.
📊 Comment savoir si je dépends trop des réseaux sociaux dans mon business ?
Fais le calcul honnête : combien d’heures par semaine tu investis sur les réseaux, et combien de leads, clients ou revenus tu peux directement tracer depuis là. Si la réponse te met mal à l’aise, c’est souvent le signal qu’il est temps de rééquilibrer vers des canaux owned comme la newsletter ou le blog.
🏠 Par où commencer pour construire une audience qui m'appartient vraiment ?
Choisis un seul canal owned à développer en priorité — ne te disperse pas. La newsletter est souvent le point de départ le plus accessible : chaque abonné te donne son email volontairement, aucun algorithme ne filtre ta distribution, et le taux de reach moyen d’une newsletter tourne autour de 50-60% contre 3-4% sur Instagram.
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