9 questions à te poser pour créer une newsletter originale, qui te ressemble et qui dure
Juin 22
2026

9 questions à te poser pour créer une newsletter qui te ressemble et qui dure

Julie Fabre

Julia & moi avons conçu différentes ressources pour t’aider et t’apprendre à lancer une newsletter.

→ Des articles de blog thématiques et activables, un guide gratuit pour lancer ta newsletter et même une expérience d’1 mois pour réussir sa stratégie newsletter… et quel plaisir d’oeuvrer pour aider notre audience à créer un actif qui lui appartient vraiment (le plaisir est d’ailleurs full partagé au vu des retours qu’on reçoit ❤️).

Les parties stratégiques, techniques et opérationnelles y sont décortiquées pour que tu puisses lancer, structurer, faire grandir ta newsletter et t’assurer qu’elle t’apporte des résultats concrets pour ton business. 🤝🏻

Mais aujourd’hui, j’avais envie de te parler de “ce qu’il se passe avant tout ça” et notamment les intentions, l’état d’esprit, la posture et l’identité qui façonnent ta newsletter.
✨ Soit tout ce qui fait qu’une newsletter est vraiment la tienne, originale et reconnaissable, et pas juste une newsletter de + dans une boîte mail déjà saturée.

Je te propose donc de dérouler ensemble 9 questions que j’ai spécifiquement choisies pour t’aider à réfléchir en profondeur — que tu partes de 0 ou que tu aies déjà lancé ta newsletter (il n’est jamais trop tard pour ce travail identitaire).

J’te préviens, certaines questions seront + inconfortables que d’autres (tmtc le genre qu’on a tendance à esquiver 😏) mais je te promets que ça en vaut la peine puisque l’objectif est de créer une newsletter originale, qui te ressemble ET qui dure ! 🥳

1. Est-ce que tu écrirais cette newsletter si personne ne la lisait ?

Allez bim, commençons par là.
C’est évidemment pas pour te culpabiliser si la réponse est « non », mais pour savoir ce qui motive vraiment le projet newsletter de ton côté.

Parce que si la réponse est « je le fais pour développer mon audience », c’est une bonne raison… mais qui, à mon sens, peut ne pas se suffire à elle-même, notamment dans la durée.

Une newsletter qui dure est souvent portée par quelque chose de plus solide et plus fort que la performance 🔥

💭 Une envie d’écrire, un besoin de liberté créative, une nécessité de s’affranchir des règles algorithmiques, l’envie de rassembler / fédérer, le souhait de créer/entretenir un lien humain avec des gens qui nous ressemblent… (liste non exhaustive, ça vient uniquement de TOI)

Imagine que ta newsletter n’ait aucun impact mesurable pendant 3 mois (pas de nouveaux abonnés, pas de hausse de ton taux d’ouverture, pas de vente générée) : est-ce que tu continuerais quand même, et pourquoi ?

🫀 La réponse à cette question, c’est ton carburant réel. Et c’est utile de le connaître dès le départ, parce que c’est aussi ce qui te permettra de traverser certains obstacles ou phases décevantes en termes de résultats, sans tout remettre en question ou abandonner 🙏🏻

2. Qu’est-ce que tu es prêt(e) à prôner et à défendre ? (même si ça déplaît)

Soyons honnêtes, une newsletter sans point de vue, c’est du “pur informationnel” et — à moins de cas spécifiques (actualités, niche, décryptage…) — c’est donc aussi une newsletter qu’on consomme sans émotion particulière, qu’on peut lire en diagonale et qu’on oublie aussi vite qu’on l’a ouverte 👻

D’autant + que, je ne t’apprends rien, aujourd’hui l’info est très facilement accessible partout (et principalement via les outils d’IA).

Ce qui crée l’originalité ET l’attachement — ce qui fait qu’on attend l’email avec impatience — c’est une voix qui porte quelque chose 🤓

🧠 Ton regard, une façon de voir les choses qui est vraiment la tienne (et que tu ne vas pas édulcorer pour ménager ou ne pas froisser), tes idées et opinions, tes émotions

Ça peut parfois diviser et, si c’est pas le goal initial, ça reste une conséquence naturelle d’avoir des convictions réelles et de les assumer pleinement ✌🏻

3. Quelle part de toi es-tu prêt(e) à mettre dans ta newsletter ?

C’est une question différente de la précédente car ici, on ne parle pas de tes convictions — on parle de toi et de ce que tu vis = ce que tu partages de ta vie, de ton quotidien, ton vécu, tes réussites et galères, tes coulisses, tes ressentis…

💛 L’incarnation, c’est ce qui fait passer une newsletter de « utile » à « humaine ».
Le vécu avant la théorie, l’anecdote avant le conseil, le moment où le lecteur se dit « ah, elle aussi elle a connu ça » — et qui crée une forme de lien qu’aucun contenu purement informatif ne peut produire.

Mais chaque personne a ses propres curseurs, qu’il est important de respecter.
Certaines partagent beaucoup de leur vie perso, et ça fait partie de leur identité éditoriale. D’autres restent très focus sur la sphère professionnelle, avec juste quelques touches de coulisses. Les deux fonctionnent ☝🏻 à condition que ce soit un choix assumé et aligné (versus une contrainte pour se plier à n’importe quelle injonction).

Ce qui compte, c’est de savoir où sont tes limites. 🚫 Parce que te forcer dans un sens comme dans un autre (= te brider/censurer comme t’obliger à partager + que tu ne le souhaites), ça sera jamais une bonne idée — ni pour toi qui subis ni pour ton audience qui le voit — et y’a peu de chance que ça tienne longtemps.

4. Est-ce que tu sais ce que ta newsletter ne sera jamais ?

On parle beaucoup de ce qu’on veut, moins de ce qu’on refuse ou rejette (ce que j’appelle le “hors piste” ⛷️).

Pourtant, les contraintes choisies sont une façon puissante de construire une identité. Une newsletter qui essaie de tout couvrir, de plaire à tout le monde, d’être à la fois engagée, inspirante, pratique, fun, pédagogique etc… finit par être un peu un bordel flou et ne ressembler à personne 😵‍💫

Tes « jamais » définissent ta newsletter autant que tes « toujours » (c’est beau purée 🤭).

💭 Pas de listes de conseils impersonnels. Jamais un ton “donneur de leçons”. Toujours du vécu avant la théorie. Uniquement des sujets sur lesquels j’ai vraiment quelque chose à dire. Jamais de réactions à chaud. Jamais de sponsorisation en dehors de mon écosystème… bref, tu vois l’idée.

Ces refus-là, quand ils sont clairs et assumés, orientent chaque décision éditoriale. Ils t’évitent de te disperser. 🫰🏻 Et ils rendent ta newsletter reconnaissable au même titre que ta plume ou les angles que tu abordes par exemple.

5. À qui tu penses vraiment quand tu écris ?

Pas le persona sur papier. You know, le fameux portrait robot de ton client idéal → « femme, entre 35 et 45 ans, entrepreneuse et mère de famille, souhaite remettre du sport dans son planning ». ☝🏻Ces éléments sont importants hein, ne me fais dire ce que j’ai pas dit, mais là c’est pas de ça dont il s’agit.

🤗  Ici je pense une VRAIE personne (quelqu’un de proche ou que tu n’as plus la chance de voir, quelqu’un qui n’a rien à voir avec le pro ou au contraire un business pote, quelqu’un de ton audience dont tu te souviens particulièrement…) — à qui tu t’adresses mentalement quand tu ouvres ton doc et que tu commences à taper les premiers mots de ta newsletter.

J’ai lu un contenu dans lequel Dan Oshinsky, consultant newsletter reconnu aux États-Unis, dit qu’il pensait à sa mère chaque fois qu’il écrivait.
💬 De notre côté, Julia & moi avons toujours visualisé une scène de “discussion entre amies” au moment de rédiger la newsletter backstages (la seule diff’ réside dans le lieu : sur son canapé pour Julia / en terrasse pour moi ahah)

En + de faire baisser la pression, cette visualisation change quelque chose dans le ton, dans le niveau de détail, dans ce qu’on choisit de dire ou pas, dans le soin qu’on met dans chacun de nos partages… bref, ça cadre autant que ça libère et rend l’écriture plus naturelle 🫂

6. Quel est le vrai « job » que tu fais pour ton lecteur — et pourquoi toi plutôt qu’un(e) autre ?

Deux questions liées qu’il vaut mieux poser ensemble ✌🏻

🏗️ Le « job » d’abord : qu’est-ce que ton lecteur vient vraiment chercher quand il ouvre ta newsletter ?

  • Être informé ?
  • Se sentir moins seul(e) ?
  • Être inspiré ?
  • Avoir une perspective qu’il ne trouvera pas ailleurs ?
  • Être diverti ?
  • Être conseillé / guidé ?

… là encore, les options sont nombreuses (et peuvent être combinées).

Beaucoup de newsletters ne savent pas y répondre clairement. Et ça se voit dans la façon dont elles sont construites — un peu de tout, pas vraiment de fil conducteur, un contenu qui pourrait venir de n’importe qui.

🧢 Ensuite : une fois que tu sais quel job tu fais, qu’est-ce qui fait que toi tu le fais différemment ? Pas « mieux » hein, différemment. Ton expérience, tes connaissances, tes apprentissages, ta façon de raconter les choses, le prisme particulier à travers lequel tu vois ton sujet, ta personnalité, tes références…

C’est là que se situe ta vraie promesse éditoriale. Elle va + loin que celle qu’on indique sur la page de présentation pour donner envie de s’abonner car elle est davantage une ligne directrice pour te guider, newsletter après newsletter, sans te perdre en cours de route 🗺️

7. Tu considères ta newsletter plutôt comme un dialogue ou comme un monologue ?

L’email a une fonctionnalité encore beaucoup trop sous-estimée : 🗣️ le bouton « répondre ».
Et bénéf collatéral qui marque un vrai fossé avec les réseaux sociaux 👉🏻 c’est un espace protégé : pas d’anonymat, pas de commentaires à ciel ouvert (donc très peu de chance d’y trouver de la malveillance, de la violence, du trolling pour le plaisir…) mais un échange privé entre deux personnes.

Une newsletter qui déroule son contenu en mode livraison / monologue, sans jamais inviter à répondre, sans poser de questions directes ou ouvrir les portes pour échanger / aller + loin / se confier en off… c’est à mes yeux une sorte de fuck condescendant adressé à ses abonnés 😬

Je pense au contraire que considérer sa NL comme un dialogue, c’est montrer qu’il y a quelqu’un derrière les mots, qu’il s’agit d’une relation non-verticale, et ça injecte de la proximité, de l’humain, de la générosité et de la confiance (🧬 oui, soit TOUT ce qu’on recherche pour developper son business de manière saine et organique).

Donc oui j’ai triché avec cette question 😆 parce que je te déconseille de choisir le monologue, mais ce que tu peux questionner et personnaliser c’est comment tu invites au dialogue dans tes newsletters, et quelles bonnes raisons tu donnes à tes abonnés d’en profiter.

8. Qu’est-ce que tu fais pour ta newsletter qui ne s’automatise pas ?

C’est là qu’entre en jeu ce qu’on appelle le customer care — une pratique rare et en voie de disparition, à mon grand désarroi 😂, et qui est pourtant l’une des dimensions à la fois les + savoureuses et les + sous-cotées (en termes de puissance) d’une newsletter.

📬 Répondre aux emails reçus (la base) et prendre le temps / le soin de personnaliser chaque réponse — parfois juste avec un clin d’oeil particulier, parfois en prenant réellement le temps de rebondir sur ce qui a été partagé, voire de lire entre les lignes, ou encore d’aller + loin qu’une simple réponse (overdelivery)…
Exprimer ta gratitude / remercier celles & ceux qui prennent le temps de t’écrire.

🥹 Ce sont des gestes qui ne rentrent dans aucune séquence automatisée, qui ne se délèguent pas à un outil (même une IA, pitié) et qui ne se mesurent pas dans des statistiques…

Mais qui créent pourtant une loyauté inestimable, parce que tu montres ainsi que chaque humain de ta liste compte, et que leur présence dans ta liste email est considérée et valorisée, pas juste “comptabilisée” 🫶🏻

Tout ceci n’est pas scalable, c’est précisément pour ça que c’est précieux !

9. Ta newsletter, on la lit ou on l’attend ?

La nuance est énorme.

✂️ « Intéressante / pratique”, beaucoup de newsletters le sont → on pourrait même dire que c’est le minimum syndical. On les ouvre et on les lit parce qu’elles centralisent des infos qu’on n’aurait pas le temps d’aller chercher ailleurs, parce qu’elles font gagner du temps etc.

🌟 « Irremplaçable », c’est autre chose. Ça veut dire qu’elle créerait un vrai manque si elle disparaissait.

C’est le genre de newsletter qu’on recommande à quelqu’un pas juste parce qu’elle est utile mais parce qu’elle est précieuse, unique, incarnée par son auteur(trice). 🤌🏻 Celle qu’on dévore, qu’on lit toujours en entier (même quand la boîte mail déborde) et qu’on attend comme un rdv.

Et comme beaucoup de choses dans la vie, cette irremplaçabilité-là ne s’obtient pas comme par magie (= pas de hack de vitesse). ⏳ Elle se construit avec le temps : dans la cohérence et la régularité des envois, dans la valeur, la voix, les convictions, les choix éditoriaux assumés… édition après édition.

C’est tout ce dont on a parlé dans cet article, finalement 😎

Et pour le coup, c’est l’une de nos + grandes fiertés avec Julia : on sait (parce qu’on nous le dit régulièrement ❣️) qu’une partie de nos abonnés attendent avec impatience notre newsletter chaque dimanche, qu’elle est très souvent partagée et qu’elle fait partie des newsletters qui “ne se ratent pas” !

Ces 9 questions n’ont pas de bonnes réponses ou de mauvaises réponses (bisous Otis 😂), elles ont TES réponses. Et c’est dans ton honnêteté, et dans les choix assumés/alignés qui en découlent, que pourra naître une newsletter qui te ressemble vraiment et qui dure ✨

Pas besoin de tout parcourir et traiter d’un coup bien sûr. Certaines réponses viendront facilement, d’autres demanderont plus de temps, ça me semble normal. Les questions les plus simples en apparence nourrissent souvent les plus deep, et vice versa. 👉🏻 C’est un travail qui se fait avec du temps et du coeur, pas en one shot ni en “forçant le truc”.

Ce que je te suggère : commence par la question qui t’attire le plus (ou celle qui te met dans l’inconfort, au choix 👀), note tes réflexions et laisse les autres infuser.

Si tu sens que tu as besoin d’un cadre plus solide pour poser vraiment les fondations de ta newsletter (stratégie, contenu, croissance) — l’Expérience Newsletter est faite pour ça ⬇️

Ce qu’il faut retenir pour créer une newsletter originale, unique et durable

L’unicité ne vient pas du sujet, elle vient du prisme et de touuut ce qui compose l’être humain qui aborde ce sujet. Avant de chercher un angle « original », demande-toi ce que tu apportes que personne d’autre n’apporterait exactement comme toi.

Non, et forcer le partage au-delà de ce qui te semble juste est contre-productif. L’incarnation peut prendre des formes très différentes : partager beaucoup de coulisses, ou au contraire rester très focus sur ton expertise avec juste quelques touches de vécu. Ce qui compte, c’est que le niveau de partage soit un choix assumé et aligné avec ta réalité.

En prenant soin de tes abonnés de façon intentionnelle (= le customer care). Des petits gestes ne se mesurent pas dans les stats, ne s’automatisent pas, et ne se délèguent pas. Et c’est précisément pour ça qu’ils créent une loyauté / confiance / relation humaine que le meilleur contenu du monde ne peut pas produire seul.

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