7 limites qu’on s’impose avec l’IA dans notre business
🤖 Pouvons-nous encore vivre une journée dans ce monde sans entendre parler ou avoir recours à l’IA… ? Short réponse : négatif.
À titre personnel, j’ai eu beaucoup de mal (ou du moins, ça m’a pris du temps) à accepter ce fait : l’IA – aussi bouleversante soit-elle – fait intégralement partie de notre quotidien. J’ai commencé un peu braquée (résistance vibes 😅) mais la réalité c’est que combattre un truc d’une telle puissance est à la fois inutile et dommage.
Puisque la question de l’omniprésence de l’IA ne pose pas, les questions ont donc été plutôt : comment je deale avec l’IA ? pourquoi et comment je l’utilise ? et surtout, jusqu’où ?
Aujourd’hui, et c’est sans doute encore plus vrai dans notre écosystème purement digital, tout le monde a un avis sur l’IA, la plupart d’entre nous l’utilisent (des + modérés aux + véners en mode “j’ai créé 725 agents IA comme une armée au service de mon business” 😮💨) mais peu de gens explicitent vraiment leurs règles du jeu.
C’est pourquoi cet article nous tient à coeur avec Julia, l’idée est simplement de partager nos propres limites dans notre utilisation de l’IA 🤓 (les choses évoluant tellement vite, je précise : dans le contexte actuel et avec les cartes dont on dispose aujourd’hui).
Sans jugement envers ceux qui font autrement — juste notre curseur à nous, les raisons derrière, et ce que ça change concrètement dans notre façon de travailler 🙌🏻
- 1. L’IA ne rédige jamais à notre place
- 2. On ne simule jamais une émotion ou un vécu qui n’a pas existé pour de vrai
- 3. Jamais de confiance aveugle entre l’IA et nous
- 4. On évite l’IA-réflexe (pour plusieurs raisons fondamentales)
- 5. On ne lui délègue pas nos zones de génie
- 6. On ne délègue pas les relations humaines
- 7. On essaie d’être transparentes sur notre utilisation de l’IA
1. L’IA ne rédige jamais à notre place
C’est probablement notre limite la plus fondamentale et, par extension, la plus facile à comprendre quand on sait ce qu’on fait 🙏🏻
En plus d’être une passion pour Julia & moi, écrire c’est aussi notre métier.
🥰 Notre newsletter, nos articles, nos pages, nos scripts… en fait, n’importe lequel de nos contenus = notre voix, notre style rédactionnel (nos tournures, notre plume, notre humour…) mais aussi notre façon de voir les choses, nos opinions, convictions, pratiques etc.
C’est précisément ce pour quoi les gens nous lisent depuis des années.
Laisser une IA rédiger à notre place, ce serait un peu comme trahir un contrat implicite qu’on a scellé avec notre audience… Mais en vérité, ce serait aussi une trahison envers nous-mêmes.
On touche ici à l’éthique, aux valeurs, à notre personnalité et notre pourquoi (= le why de nos parcours respectifs mais aussi celui de J&J) ✨
Et au-delà de tout ça, c’est aussi une question très pragmatique : une IA ne peut pas nous connaître sous toutes nos coutures, avec toutes les subtilités, variantes / variables (des trucs que nous-mêmes on ne comprend pas parfois 🤣) qui font de nous des êtres vivants complexes et uniques.
Elle peut arriver à produire quelque chose de propre, de structuré, de lisible et même qui nous ressemble pas mal, mais ce ne sera jamais du J&J pur.
🧠 Concrètement, ça veut dire qu’on lui demande volontiers de brainstormer une structure d’article, de proposer des angles, de compléter des idées si on vise l’exhaustivité, de nous aider à améliorer une tournure pour la rendre la plus claire possible par exemple…
Donc en gros, quand il s’agit de rédaction, l’IA n’est rien de plus qu’un soutien ✌🏻
2. On ne simule jamais une émotion ou un vécu qui n’a pas existé pour de vrai
Ça découle directement du point précédent, mais je pense que cette limite mérite d’être abordée séparément parce qu’elle touche à quelque chose d’important.
💬 Chez J&J, le storytelling fait partie intégrante de notre manière de transmettre des messages (quelle qu’en soit la typologie). Et celui-ci repose bel et bien toujours sur du réel : ce qu’on raconte a réellement été vécu, une histoire / anecdote partagée est toujours un fragment de notre vraie vie.
Et ce, of course, dans les partages positifs (les fiertés, réussites, accomplissements & co) comme dans les partages plus vulnérables (les galères, fails, doutes…) ⚡️
Ca parait évident pour nous, mais on n’est pas dupes et on constate qu’on ne partage pas tous cette limite alors qu’elle repose sur un capital vital 👉🏻 la confiance, qui elle-même repose sur la transparence et l’honnêteté.
Et une anecdote inventée ou une émotion fabriquée par une IA pour « habiller » un contenu (pire, à des fins marketing 😵💫), c’est ni plus ni moins qu’un mensonge. 🤥 Non seulement faut pouvoir vivre avec ça (se regarder dans une glace, se sentir bien dans ses baskets toussa) mais en plus, avec Julia, on a toujours été convaincues que le fake et les mensonges ça se sent et ça finit toujours pas se voir / savoir (même si c’est pas forcément tout de suite).
Le storytelling, c’est ce qui crée une connexion avec ceux qui nous lisent, notre passerelle pour tisser des liens sincères (par projection, identification, adhésion…) donc simuler des histoires serait l’équivalent d’un gros fuck adressé à la confiance de notre audience. No way.
☀️ Bien sûr, l’IA peut être géniale pour nous aider à mieux raconter quelque chose qu’on a vécu, trouver la bonne entrée en matière, structurer une anecdote, clarifier un ressenti flou, en tirer des leçons… c’est d’ailleurs exactement le job que fait brillamment notre petit agent Stephen avec La Pensine.
Mais l’expérience elle-même, elle ne doit et peut venir que de nous 🤷🏻♀️
3. Jamais de confiance aveugle entre l’IA et nous
Comme à peu près toutes les technos, l’IA n’est pas infaillible… bien au contraire, elle est capable d’halluciner complet, inventer des faits de toutes pièces, sortir des chiffres approximatifs, affirmer des choses fausses, le tout avec un aplomb déconcertant 🥵
On l’a bien sûr vécu plusieurs fois et dans des contextes très différents (et en général notre réaction est un mix entre 😵 et 🤣).
❌ Une stat qui semblait parfaite pour illustrer un point, citée avec précision, et introuvable une fois qu’on a voulu vérifier la source.
❌ Une conversation qui a tourné en boucle sur une réponse absurde, l’IA insistait alors que je signalais l’erreur.
❌ Ou encore + wtf, le mélange de 2 sujets complètement différents comme si on avait croisé 2 conversations random entre elles.
Bon ici, la règle est assez simple : tout ce que l’IA produit comme donnée factuelle, chiffre ou référence précise doit être vérifié et confirmé (ou pas), sans exception, avant d’être partagé par nos soins 🫷🏻
Et je profite de cette partie pour glisser un autre élément : il en va de même avec l’objectivité de l’IA 🙃 Je pense que tu as, toi aussi, déjà remarqué à quel point elle a tendance à nous brosser dans le sens du poil, à aller dans notre sens, flatter notre égo…
Désormais ça fait partie de mes commandes ou briefs : “sois objectif, je n’ai pas besoin que tu me félicite au contraire, c’est ton recul et ton impartialité qui m’intéressent” 🤝🏻
4. On évite l’IA-réflexe (pour plusieurs raisons fondamentales)
Il y a un usage – ou plutôt un comportement vis-à-vis de l’IA qu’on s’efforce clairement d’éviter : l’ouvrir par automatisme, dès qu’une question se pose ou qu’une tâche se présente 🥲
Ce que j’appelle l’IA-réflexe.
Déjà parce que, quand on dégaine l’IA par flemme ou par habitude, on oublie et on passe à côté de nos vraies sources d’inspiration et de créativité 🤡 : les créateurs / créatrices qui produisent des contenus brillants et qu’on aime justement pour ça, nos lectures & ressources, nos conversations, et accessoirement notre propre réflexion.
L’IA compresse et aplatit les informations, elle ne nourrit pas de la même façon (heureusement ?). Avant de lui poser une question, il peut être pertinent de simplement se demander : est-ce que j’ai d’abord cherché ailleurs ? Est-ce que j’ai laissé mon propre cerveau travailler seul dans un premier temps ? 🙃
Et puis, d’un point de vue éthique, utiliser l’IA de façon compulsive, c’est aussi ignorer que ça a un coût écologique 🌍 : empreinte carbone, conso d’eau et d’énergie, infrastructures massives… je lance ça un peu à l’aveugle car clairement on ne connait PAS l’ampleur réelle de cet impact.
J’ai pas envie d’agiter ça comme l’argument ultime et culpabilisant as fusk, maiiiis c’est une réalité à garder en tête !
Et finalement, c’est un peu comme pour tout dans la vie. Une utilisation réfléchie et intentionnelle plutôt que par réflexe et de manière déraisonnée, c’est aussi une façon de rester alignées avec nos valeurs sur ce point 😌
5. On ne lui délègue pas nos zones de génie
Ça parait évident encore une fois et pourtant… on sait que certain(e)s y voient d’abord des bénéf immédiats (temps et argent principalement), parce que finalement grâce à l’IA on pourrait presque scaler ce qui n’est pas scalable sur le papier, faire de la masse… (ouais, on s’éloigne naturellement du champ lexical de l’humain 😏)
Breeeef, nos zones de génie — l’écriture, la stratégie de contenu, la pédagogie, les relations humaines, l’organisation… — c’est ce pour quoi on nous choisit. C’est ce qui fait une partie de l’ADN de J&J. L’autre étant tout ce qui nous caractérise en tant qu’humaines 💛
Et encore une fois, laisser l’IA empiéter sur ces zones (voire les reproduire à notre place), ça nous pose un problème d’éthique et de respect pour nos clients & prospects.
👻 Mais c’est aussi une question de positionnement : si on délègue ce qui nous différencie, alors on glisse doucement vers un business qui ressemble à tous les autres, produit toujours plus et toujours plus vite, mais avec une âme aseptisée….
En revaaaaaanche, tout ce qui est chronophage, ingrat (déso mais ce terme devient péjoratif que lorsque ça concerne des humains justement), technique ou encore répétitif — 🎉 là, l’IA est la bienvenue.
Mettre en forme un tableau, comparer des éléments entre eux, structurer un process, décrypter un truc hyper complexe, compiler et/ou interpréter des stats, résumer ou traduire une ressource dense… 🤖 : ce sont des tâches où elle nous fait gagner un temps précieux sans toucher à ce qui fait notre valeur et la saveur de J&J.
Une ligne directrice qu’on pourrait retranscrire de manière assez simple par : est-ce que c’est pour ça que nos clientes nous paient ? Si oui, alors ça reste nous 🙌🏻
6. On ne délègue pas les relations humaines
🫀 Les membres qui publient des messages dans notre communauté privée sur Discord (quand bien même ils sont bientôt 1000 !), les client(e)s qui posent une question avant ou après un achat, les abonnés qui répondent à une newsletter, les propositions de collaborations & co qui arrivent dans nos boites mails → toutes ces personnes s’adressent à “Julia & Julie” (versus un chatbot ✊🏻)
L’empathie simulée, merci mais non merci 😂 Et en vrai, on perdrait plus de temps qu’autre chose à essayer de personnaliser des réponses générées par l’IA pour ajouter de la chaleur humaine, de la sincérité, intégrer nos petites réf / clins d’oeil, des détails de nos coulisses et tout ce qui fait les subtilités de notre mood.
Et parce que nous sommes des vraies humaines = notre mood n’est pas standardisé / uniforme tous les jours et peu importe les contextes !! 🤌🏻
✅ En revanche, l’IA pourra nous aider à anticiper des questions fréquentes, à préparer des trames de réponses à compléter / personnaliser, et le cas le + fréquent pour Julia & moi : réfléchir et aborder une situation délicate de la meilleure manière, dans des cas de conflits ou d’attaques à laquelle on souhaite répondre de façon juste et constructive par exemple.
Pour le reste, notre propre coeur reste notre meilleur outil dans la gestion des relations humaines 😌
7. On essaie d’être transparentes sur notre utilisation de l’IA
Cette guideline-là, honnêtement, elle est complexe car plus facile à énoncer qu’à appliquer concrètement et absolument au quotidien.
L’IA chez nous = Claude à 95% 🫶🏻 Les 5% restants étant répartis entre des tools spécifiques et très occasionnels (créa de visuels par exemple) et tous les p’tits moments où on sait même pas qu’on utilise / a affaire à une IA 😂
Par contre, on ne va pas décortiquer chaque action ou annoter chaque contenu pour donner des précisions en mode :
- « le point 2 de mon squelette a été co-construit avec l’IA, mais pas le point 1 et 3 »
- “j’ai brainstormé avec Claude pendant 17 min pour rendre ce conseil le plus activable possible”
- “cette metadescription a été rédigée par l’IA à 53%”… 🤭
= ce serait ingérable et probablement inutile.
Mais ce qu’on essaie de faire, c’est surtout ⬇️
- Ne pas entretenir l’illusion que rien n’a changé dans notre façon de travailler depuis l’arrivée de ces outils d’IA.
- Conserver du recul et des limites vis-à-vis de ceux-ci pour s’assurer de continuer de respecter nos valeurs, nos clients etc.
- Ne jamais prendre notre audience pour un pigeon et/ou un jambon au passage – que ce soit dans ce qu’on lui envoie comme ce qu’on lui vend !
Pour terminer cet article et si je devais résumer ces 7 limites en 2 idées majeures, je te dirais que :
🤖 L’IA nous aide à aller plus vite et nous enlève des épines du pied sur ce qui compte moins, pour qu’on reste entières et 100% nous-mêmes sur ce qui compte vraiment.
💛 Le plus simple pour se fixer ses propres règles d’usage et de rapport à l’IA reste de faire matcher tout ça avec ses valeurs profondes, celles qu’on incarne dans la vraie vie.
On est donc loin d’une posture anti-IA, c’est juste notre façon d’utiliser cet outil surpuissant sans se perdre en chemin. Ne pas perdre totalement non plus le goût de l’effort / du travail, de la patience, et tout ce que pourrait facilement nous faire oublier l’IA.
Cet article porte sur l’usage business principalement parce qu’on est ici sur notre blog pro héhé mais la vérité c’est qu’on applique le même dosage, avec les mêmes curseurs pour nous y aider, dans notre usage perso 🏡
Le “SOS IA” le plus fréquent, et qui est commun à Julia et moi ? Notre zone de défaillance majeure : les bonnes pratiques et recettes de cuisine 😬🥕
On est curieuses, est-ce que toi tu as fixé des règles du jeu avec l’IA dans ton business et dans ta vie perso de tous les jours ?! N’hésite pas à nous partager ça en commentaire !



Comment cadrer l’utilisation de l’IA dans son business ?
🤖 Peut-on utiliser l'IA dans son business sans perdre son authenticité ?
Bien sûr, à condition de poser des règles claires dès le départ. L’IA peut être un allié précieux sur les tâches chronophages, ingrates ou techniques — et avoir le rôle de soutien, tant qu’elle ne touche pas à ce qui fait ta vraie valeur : ta voix, ton vécu, tes relations humaines et tes zones de génie.
⚠️ Quels sont les principaux pièges à éviter avec l'IA en tant qu'entrepreneur(e) ?
Lui faire confiance aveuglément (sans vérifier), l’utiliser par réflexe plutôt qu’avec intention, et lui déléguer ce pour quoi tes clients te choisissent vraiment. L’IA-réflexe est probablement le piège le plus courant, et le plus insidieux.
🤓 Comment trouver ses propres règles d'utilisation de l'IA ?
Le meilleur guide reste tes valeurs profondes et le respect que tu as pour ton audience et tes clients. À partir de là, tes propres limites se dessinent naturellement (et elles n’ont pas à ressembler à celles de quelqu’un d’autre).
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