8 choses à normaliser dans l'entrepreneuriat
Jan 26
2026

8 choses à normaliser quand on est entrepreneur(e) (quel que soit ton niveau)

Julie Fabre

On n’en parle jamais assez : être entrepreneur(e), c’est paaaas un long fleuve tranquille 🫠 — entre les posts sur les réseaux à base de quotidiens qui vendent du rêve, les discours à la sauce « quand on veut, on peut » ou encore les contenus 100% success stories … on peut vite se sentir seul(e) face à nos galères ! 🥲

Alors aujourd’hui, je voulais dresser une liste (non exhaustive ahah) de trucs qu’on vit TOUS en tant qu’entrepreneur(e)s, mais qu’on ose rarement dire à voix haute – voire qu’on culpabilise de vivre ou de ressentir !

Alors que c’est précisément normal, et commun à (presque) nous tous. Mon but sous-jacent = te rassurer et te rappeler que non, tu n’es pas nul(le) / en retard / pas à ta place si tu traverses ça.

Let’s go, j’ai donc choisi 8 réalités entrepreneuriales – on pourrait sans doute en lister des centaines 🙃 (maybe une édition n°2 de cet article ?!) – qu’il est grand temps de normaliser 🙏🏻

Commencer à zéro (et dans l’inconfort)

Tout le monde commence quelque part. Et ce quelque part, eh ben c’est généralement : 0 tune, 0 client, 0 audience, 0 réseau, 0 légitimité ressentie 🥳 😂

La réalité c’est que même les entrepreneur(e)s que tu admires aujourd’hui ont commencé exactement comme toi 👉🏻 avec un compte Instagram vide, une newsletter sans abonné(e)s, un podcast qui obtient péniblement 7 écoutes (dont leurs propres tests de vérif) ou un site qui comptabilise 15 visiteurs par mois (dont leur meilleur pote).

Essayer d’éviter cette phase ne sert à rien – au mieux tu peux te fixer l’objectif de l’accélérer. Mais ce qui compte le plus (et qui fera la saveur de la majorité des moves de ton aventure entrepreneuriale) c’est d’accepter de commencer de 0 et d’oser te lancer quand même ! ✨

☕️ À normaliser : partir de rien est juste normal, c’est comme ça qu’on construit absolument tout et c’est, à mes yeux, le chemin le plus sain qui soit – aussi inconfortable soit-il.

Faire des trucs cringes au début / avoir un comportement de newbie

Lorsque j’ai commencé mon activité de rédactrice web freelance (je ne mets pas l’année histoire de rester dans une ambiance feel good ahaha 🦕 ), mes premières offres étaient bancales, la 1ère version de mon site web ne ressemblait pas à grand-chose, mon premier évènement de networking était une catastrophe de gênance (je rigole solo en me rappelant les premières fois où j’ai du “pitché” mon activité 🤡)

Même topo lorsque j’ai rejoint Julia dans l’univers de l’infopreneuriat, de la création de contenus, des évènements en ligne… et ce, à chaque fois que j’ai commencé quelque chose de nouveau en fait 🤓

MAIS quoi de plus normal que de galérer / tâtonner / foirer quand on on fait quelque chose pour la 1ère fois, qu’on met un pied dans l’inconnu ?!
J’aimerais t’éviter le poussiéreux “c’est en forgeant qu’on devient forgeron”, mais non 😂

Il n’y a qu’en testant et en faisant les choses qu’on apprend. 💪🏻
C’est en se plantant qu’on progresse et qu’on ajuste. Avec des retours du terrain / de la vraie vie qu’on s’améliore.

Et même si certains moments ou souvenirs cringes génèrent un peu de honte, je reste convaincue que, sans eux, je ne serais jamais arrivée là où j’en suis aujourd’hui (= ils font partie du process !)

☕️ À normaliser : les compétences, le talent, l’aisance, la fluidité & co n’arrivent pas par magie… c’est comme tout, ça s’apprend et ça se bonifie avec le temps, la répétition, l’entrainement (et tout le champ lexical de l’apprentissage).

Manquer de soutien (ou ne pas le trouver là où tu pensais)

Ça, ça fait partie des réalités assez cruelles de notre game — Julia & moi l’avons vécu et compris de manière un peu brutale, mais on sait que c’est une vérité plutôt courante chez beaucoup de nos potes entrepreneurs.

Si je parle de réalité brutale, c’est parce que quand tu te lances, tu penses naturellement (et peut-être un peu naïvement) que ta famille va être ultra fière, que tes potes te soutiendront à fond, que ton entourage va comprendre ce qui te fait vibrer et pourquoi… etc 🫂

Spoiler alert : c’est rarement le cas 😬
(Bien sûr, il y a des contre-exemples, big up à eux !)

Mais souvent, les personnes les plus proches de toi ne comprennent tout simplement pas. Elles ont peur et s’inquiètent pour toi. Elles te demandent tout de suite ton plan B si le A ne fonctionne pas (et si on décrypte, ça veut dire “vu que le A ne fonctionnera pas”).
⛔️ Elles n’utilisent pas les bons curseurs / ne les placent pas au bon endroit. Elles n’apprécient pas les étapes, les progressions et petite victoires à leur juste valeur – en revanche elles sont vite catastrophées par les problèmes & galères…

Lorsqu’on vit ça, ça peut piquer, décevoir voire décourager.

Mais la bonne nouvelle, c’est que tu vas trouver du soutien ailleurs ! Dans des communautés en ligne, auprès d’autres entrepreneur(e)s qui vivent la même chose, avec des client(e)s qui croient en toi avant même que tu y croies toi-même… 💜

☕️ À normaliser : le soutien viendra à toi, juste peut-être pas forcément d’où tu l’attendais. Ton entourage proche ne comprendra peut-être jamais ta réalité mais ça ne doit surtout pas te pousser à abandonner.

Ne pas savoir ce qu’on fait (et avancer quand même)

Si on regarde les choses avec recul et honnêteté : une bonne partie du temps, nous les entrepreneur(e)s, on navigue complètement à vue 👀

On prend des décisions sans être sûr(e)s que ce soit la bonne. On improvise plus de fois qu’on ne peut les compter. Souvent, on ne “sait pas” mais on teste, on ajuste, on voit ce qui se passe.

🗺️ Je crois que c’est la définition même de l’entrepreneuriat. Y’a pas de manuel, pas de GPS, pas de chemin tout tracé ou de recette miracle qui garantit que si tu fais A puis B puis C, tu auras forcément des résultats (contrairement à ce que certains gourous du web essaient encore et toujours de faire croire 💣).

Donc oui, l’incertitude et l’insécurité font 100% partie de notre vie entrepreneuriale – à tous les niveaux :

  • Les finances — on sait jamais vraiment ce que l’avenir proche nous réserve
  • Les choix stratégiques — est-ce que ce tunnel est 100% adapté à mon audience ?
  • La créativité — est-ce que cette idée va plaire ou faire flop ?
  • Les relations — est-ce que ce client va rester ? partir ? me recommander ?

Mais ce qu’on doit surtout pas occulter, c’est qu’on n’a de toute façon aucun contrôle sur la majorité de ces variables 🤌🏻

On peut faire de notre mieux, mettre toutes les chances de notre côté, travailler comme des dingues… et parfois ça marche pas. Ou ça marche autrement que prévu. Ou ça marche pile comme on voulait mais 6 mois plus tard que ce qu’on avait imaginé 🙃

Freestyle-vie ? Un peu ahah. Mais je suis convaincue qu’on fait aussi partie des humains les plus créatifs et les plus résilients.
🔥 Parce qu’on sait rebondir, s’adapter, trouver des solutions là où il n’y en avait pas, enfoncer des portes, transformer des difficultés en opportunité, continuer d’avancer même quand tout est flou…

Alors plutôt que de culpabiliser de pas tout maîtriser, on pourrait aussi célébrer notre capacité à nous faire confiance : en nos idées (même quand personne d’autre n’y croit), en notre intuition (même quand on a pas toutes les données), en notre capacité à tracer et à rebondir (même quand ça foire) ! 👊🏻

☕️ À normaliser : L’insécurité et l’improvisation font partie du game entrepreneurial. Se faire confiance et avancer malgré l’incertitude, c’est littéralement notre super-pouvoir !

Pleurer de frustration, de stress ou de fatigue

L’entrepreneuriat, c’est… émotionnellement intense 😅

Maintenant, en version moins politiquement correcte, ça donne :
🌩️ Y’a des jours où tu pètes un câble parce que rien n’avance ou rien ne va tout court – le genre de moment où tu vas penser intérieurement “mais qu’est-ce que je fous là ? / pourquoi je m’inflige ça en fait ???”.
🌩️ Des moments où tu te sens tellement fatigué(e) que ton cerveau se met en erreur 404, tu ne vois plus QUE les problèmes ou tu ne sais plus dissocier ce qui est important de ce qui ne l’est pas.
🌩️ Des phases où t’as juste envie de tout plaquer et de retourner bosser pour quelqu’un d’autre (ou partir élever des chèvres dans le Larzac).

Mais si pleurer ou craquer était un signe de faiblesse alors, crois-moi, il n’y aurait quasi que des entrepreneurs lamentables sur cette planète !

🙏🏻 Alors qu’en réalité c’est :

  • avant tout le signe qu’on y met tout notre cœur, qu’on se donne à fond et que notre entreprise compte vraiment pour nous 
  • la vie normale… parce que quelqu’un qui ne pleure jamais / qui n’en a jamais plein le c** / qui est toujours au top – entrepreneur ou pas – ça n’existe pas.
  • 100% cohérent si on conscientise juste 2 minutes le nombre de responsabilités qu’on porte ou encore les doutes / insécurités / risques / points de stress avec lesquels on cohabite au quotidien.

Ma meilleure reco dans ces moments-là : pleurer un bon coup, appeler un(e) pote entrepreneur(e) qui comprend, prendre le temps de décompresser / souffler / faire complètement autre chose 🫶🏻

☕️ À normaliser : Parfois ça déborde et y’a rien de plus normal ET salvateur que d’extérioriser ses émotions et ressentis ! C’est le meilleur moyen de retrouver sa lucidité et sa force ensuite.

Galérer avec la compta et l’administratif

📑 Aaaaah, la compta. L’administratif. Les déclarations. Les subtilités de TVA & compagnie… ma passion (faux).

Mais en vrai, peu de personnes n’aiment vraiment ça parce que, ben c’est chiant 😅, pas fun, ça prend beaucoup de temps… et ça fait quand même partie de notre job quand bien même – à moins d’avoir fait des études pour ça – personne n’est formé ni préparé pour tout ça.

À moins de déléguer tout de suite – ce qui est très rare (mais si on en a les moyens alors ça peut être précieux en termes de sérénité ET de gain de temps), il faut garder en tête qu’on a TOUTES & TOUS traversé le même genre de moments de panique 😵‍💫 :

  • une erreur sur un devis ou une facture qui n’est clairement pas à notre avantage
  • l’impression qu’on nous parle dans une langue morte quand on nous explique telle ou telle obligation comptable, loi, nouvelle cotisation qui sort de nulle part…. et j’en passe !
  • un oubli de déclaration ou de toute autre obligation qui revient dans notre face comme un boomerang
  • une gestion financière aléatoire qui ressemble à un brouillard de près comme de loin (donc on le regarde pas trop)
  • des sueurs froides quand il s’agit de piocher dans la tréso parce que les imprévus arrivent souvent au plus mauvais moment 💸

… je m’arrête là hein 🤭 mais l’important à retenir, c’est que ça sert strictement à rien de s’auto-flageller quand ce genre de situations se présente !

☕️ À normaliser : L’administratif c’est une galère officielle, c’est pas ton métier donc c’est normal que ça soit pas fluide et, encore + important, ce n’est surtout pas ce qui définit ton talent / ta valeur d’entrepreneur(e) !

Perdre des clients ou des contacts, sans comprendre pourquoi

T’avais un super feeling avec un(e) client(e). Vous aviez prévu de (re)travailler ensemble. Et puis… 👻 pouf, plus rien. Ghosting total.
Un(e) prospect(e) hyper enthousiaste qui t’a posé 1001 questions et qui ensuite disparaît du jour au lendemain. Sans explication, sans retour 🕳️
Tu tisses des liens avec un(e) autre entrepreneur(e), ça fit bien, vous échangez pas mal et puis le temps passe et vous perdez le contact. D’un seul coup, vous êtes redevenu(e)s des inconnu(e)s 🤐

La vérité est assez triviale : ça arrive, tout le temps et à tout le monde.
❌ Et la plupart du temps, c’est pas à cause de “toi”, d’un truc que t’as pu faire ou dire.

Les gens ont chacun leur propre vie. Leurs priorités changent. Leur budget varie. Leur stratégie pivote. Ils/elles n’ont juste plus la bande passante. Ils/elles rencontrent des difficultés dont tu n’as pas connaissance. Ils/elles font une autre rencontre… bref les raisons externes peuvent être multiples.

Ça fait chier quand même parce qu’on aimerait bien comprendre. Mais le plus souvent, y’a pas de raison particulière. C’est juste “comme ça” 👋🏻

☕️ À normaliser : Perdre des clients, prospects et/ou contacts, c’est pas forcément un échec perso. C’est juste la vie (de l’entrepreneuriat, mais aussi la vie tout court). Se remettre en question c’est très bien, mais il n’y a pas toujours de leçons à retenir ; le lâcher prise est préférable dans ces situations.

Changer de direction plusieurs fois (et abandonner des projets en cours)

🧭 Tu pensais que ton business allait prendre telle direction. Et finalement, tu pivotes. Encore. Et encore d’autres fois.
Tu lances un projet avec une excitation de l’espace. Et trois mois plus tard, tu l’abandonnes parce que ça ne te parle plus 🔙
Tu pensais ne jaaaamais proposer telle offre/service/produit. 🙊 Et quelques années plus tard, hop ça devient ton offre signature.

Julia & moi collectons de nombreux rebonds / changements de cap ou d’avis / pivots & co dans notre aventure entrepreneuriale (et ça continuera très certainement d’être le cas), nous en avons souvent parlé dans notre newsletter.

Et on reste convaincues que tout ça est – encore une fois – normaaaal. L’entrepreneuriat, c’est un chemin d’expérimentation ET de liberté 💫
On teste, on ajuste, on change d’avis, on évolue, on stoppe, on s’adapte
… c’est ce qui fait que nos quotidiens sont riches et très stimulants !

☕️ À normaliser : Pivoter, changer de direction ou d’avis, lâcher des projets… ne veut pas dire manquer de sérieux ou de cohérence. C’est plutôt savoir être à l’écoute de soi, aux changements de nos envies / besoins & co, mais aussi savoir s’adapter aux évolutions du marché et des réalités sur lesquelles nous n’avons pas le contrôle.

Être entrepreneur(e), c’est pas une belle ligne droite vers le succès et ça n’a RIEN de “facile”.

⚡️ C’est un parcours chaotique, où les doutes, les galères, les moments de solitude ou de ras-le-bol cohabitent avec les réussites, les fiertés, les découvertes et apprentissages incroyables !

Si tu traverses l’une (ou plusieurs) de ces situations, rappelle-toi que tu n’es pas seul(e) 💛
On est des milliers à vivre la même chose. Et ça ne fait pas pour autant de nous des imposteur(se)s ou des entrepreneur(e)s défaillants ou raté(e)s (toujours plus 😂)

Ça fait juste de nous des humains qui construisent de belles choses à partir de rien et qui ne passent pas une journée sans vivre une émotion particulière, sans apprendre quelque chose de nouveau et sans façonner leur lendemain de leurs propres mains… 😍 c’est plutôt chouette comme description non ?

Tu aurais envie d’ajouter quoi dans cette liste de trucs à normaliser dans l’entrepreneuriat, toi ? ⬇️

8 choses à normaliser quand on est entrepreneur·e

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Les réalités de l’entrepreneuriat

Oh que oui. Le doute fait partie intégrante de l’entrepreneuriat, à tous les niveaux. Décider sans certitude, avancer sans visibilité claire et remettre en question ses choix est même souvent le signe que tu prends ton business au sérieux.

Parce que la majorité des gens ne vivent pas cette réalité. L’entrepreneuriat fait peur, surtout à ceux qui recherchent la sécurité. Leur manque de soutien est souvent lié à leurs propres peurs, pas à la valeur de tes projets. Le soutien se trouve généralement ailleurs : dans des communautés, chez des client(e)s ou auprès d’autres entrepreneur(e)s.

Absolument pas… Pivoter, ajuster ou arrêter un projet est une compétence dans l’expérimentation entrepreneuriale permanente, pas un aveu d’échec. Cela signifie que tu écoutes ton intuition et tes priorités, ton marché et les attentes de tes clients.

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