Savoir se reposer sur les autres

Savoir se reposer sur les autres

Il fallait que je parle de ce conseil, de l’importance de cette phrase dans mon quotidien. Ces trois dernières années ont été très formatrices professionnellement parlant. La plupart d’entre vous on suivi mon (petit) parcours : j’ai d’abord été salariée, puis désireuse d’avoir davantage de liberté, j’ai démissionné et opté pour la vie d’indépendante dans le secteur du web, et maintenant je partage avec vous mon quotidien : mes galères, mes joies, mes angoisses et mes projets.

En plus de ma situation professionnelle indépendante, j’ai toujours plus ou moins eu ce trait de caractère. Fille unique, j’ai appris à me débrouiller toute seule pour jouer, pour m’occuper, pour me faire des ami(e)s en vacances, et pour sélectionner les « bonnes fréquentations » quand il m’a fallu faire un choix.

En grandissant, j’ai petit à petit voulu tout maitriser : des jeux dans la cours de récré aux chorégraphies à l’épreuve d’EPS au BAC. À l’heure ou l’on vit sa vie un peu au feeling, je planifiais déjà mes journées et mes soirées pour une rentabilité optimale. Je faisais en sorte de partager mon temps entre ma famille, mes amis, mes passions, mon job et mon sommeil via un planning strict. Puis j’ai cherché des résultats concrets à toutes les actions que j’ai pu entreprendre : il était par exemple hors de question de travailler une matière qui ne m’apprendrait rien à court terme. Toutes les activités que je menais devaient m’apporter quelque chose, sinon elles étaient vite évincées.

Avec le temps, j’ai été déçue par des potes / amis / collègues à qui je m’étais attachée, ou à qui j’avais accordé une certaine importance dans ma petite vie instable. Alors je n’ai appris à faire confiance qu’à moi-même : que ce soit personnellement ou professionnellement parlant. Lorsque l’on me donnait des conseils, je les écoutais, j’en prenais note, mais quoiqu’il arrive c’était mes envies qui passaient avant tout. Les avis des autres comptaient, mais seulement dans un second temps.

Après être passée par toutes ces petites étapes vers l’indépendance professionnelle et mentale, j’en arrive à un point ou je suis devenue très exigeante avec moi même. Lorsque j’entreprend un défi ou un challenge que je réussis, je ne me félicite intérieurement que très brièvement, car dans les minutes qui suivent je me dis que j’aurais quand même pu faire mieux. D’un côté c’est cool, je m’auto-booste. Et d’un autre c’est presque usant, parce que je ne suis jamais satisfaite de ce que j’ai accompli.

Ecrire cet article m’aide à prendre du recul sur la personne que je suis devenue, et m’amène doucement à la conclusion suivante : je ne me repose sur personne. L’accumulation de tout vouloir maitriser, de ne faire confiance qu’à moi même, de ne vouloir que des résultats concrets et cette exigence que je m’impose ne laisse aucune porte ouverte au repos psychologique avec mes amis, ma famille ou mes collègues/partenaires. Pourtant je sais au fond de moi que je pourrais faire confiance et me laisser aller à me reposer sur les gens qui m’apportent du bonheur et de l’apaisement au quotidien. Mais pour le moment je n’y arrive pas. 

Alors à partir d’aujourd’hui, je vais au moins essayer, un petit peu, de me reposer sur les autres.

Ils sont prêts

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4 Commentaires

  • Aline – Graphiste freelance
    28 septembre 2016 18 h 37 min

    Ton article me parle, étant moi-même en indépendante (graphiste freelance), j’ai du mal à faire confiance lorsque je pense à travailler en partenariat avec une autre indépendante, j’ai peur qu’ils font mal leur boulot et que je dois tout résoudre moi-même…
    Comme toi, j’apprends à oser faire confiance.

  • Pauline M.W
    1 octobre 2016 0 h 54 min

    C’est drôle j’ai l’impression de me lire, tant dans tes expériences passées, ton enfance, que dans la vie professionnelle, avec tes proches… J’ai beaucoup de mal à déléguer, pensant « qu’on est jamais mieux servi que par soi même ». Et c’est très pesant, professionnellement car les autres finissent toujours à un moment ou à un autre par se reposer sur toi, et à la maison personnellement c’est dur aussi de voir que la méthode qu’utilise l’amoureux n’est pas aussi poussée que la mienne, au lieu d’apprendre patiemment à l’autre, par un soucis d’optimisation je préfère faire moi même et c’est pesant. Car parfois les soucis arrivent tous d’un coup et gérer de front 3 ou 4 problèmes qui s’éternisent c’est éreintant alors en plus gérer les petites choses du quotidien sans déléguer ça use.

    En management on m’avait appris à déléguer une chose en montrant, donnant un timing, laisser faire et vérifier/débriefer. C’est pas toujours facile de l’appliquer dans la sphère privée…. et ya encore beaucoup de boulot pour ma part, mais on va y arriver (un jour ?).

    J’aime beaucoup cet article humeur/confidence.

    Je te fais des bisous

    Pauline

    • Julia
      1 octobre 2016 9 h 25 min

      Je ne suis pas un ovni ! ahah. « Par soucis d’optimisation » c’est clairement ça !
      La technique de management est vraie, on la déjà appliquée sur moi, et ça fonctionne. Mais comme tu dis, ce n’était pas dans un contexte de vie privée, du coup, c’est encore plus difficile. Mais comme tu dis, on y arrivera un jour :D

      Merci pour ton petit mot <3

  • Melgane
    1 octobre 2016 14 h 14 min

    Je me reconnais un peu dans la fin de ton article. Je ne suis pas fille unique, j’ai une soeur, mais on est extrêmement différentes et même si on jouait ensemble on a plus de désaccords que d’accords. Mais surtout je suis plutôt du genre secret, des gens ont brisé ma confiance quand j’étais gamine, donc je ne sais pas faire confiance. Tu sais le truc où il faut se laisser tomber de dos dans les bras de quelqu’un (ou même sur un matelas) ? J’ai jamais su faire. Je ne sais pas faire. Je ne fais pas confiance, je ne parle pas de moi si ça ne rentre pas dans un argumentaire, ou dans une discussion, en fait je ne parle pas de moi « gratuitement »… des fois je me dis que ça doit être bien de savoir se reposer sur les autres, de pouvoir faire confiance, de dire quand on a un problème… puis après je me dis que le meilleur moyen de ne pas voir sa confiance brisée c’est de ne pas la donner, et que le meilleur moyen pour qu’un secret ne soit pas dévoilé c’est de le garder pour soi…

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