Je suis atteinte du syndrome FOMO

Je suis atteinte du syndrome FOMO

Mon iPhone est, comme beaucoup j’imagine, le prolongement de ma main. Je lui ai accordé un peu d’intérêt en 2009, et puis un peu plus chaque année. Aujourd’hui munie de l’iPhone 6, je me rends compte que c’est pire que tout. Je suis connectée H24 pour tout : la météo, mon compte en banque, professionnellement, faire des rencontres, découvrir, me divertir. Je lui ai donné tous les accès à ma vie, et il est devenu mon meilleur ami.

Cette addiction ne date pas d’hier donc. Donner une place privilégiée dans sa vie à un gadget qui a été créé, de base, pour téléphoner ça fait presque flipper. Et pourtant… Maintenant, nous avons des dizaines d’applications, de l’information à revendre, des jeux complètement addictifs, et surtout des réseaux sociaux qu’il faut entretenir et qui nous permettent de rester « in ».
Nous sommes dans une ère ou il n’est plus indispensable d’acheter le journal. Toutes les informations « fraiches » sont sur les réseaux. Nous sommes les premiers informés, tout le temps. Le dernier scandale, les dernières vidéos de nos blogueuses préférées, le dernier gadget connecté mis en vente : on sait tout !
Nous parcourons nos multiples timelines : Facebook, Hello Coton, Twitter, LinkedIn… à la recherche de la moindre publication qui pourra nous faire réagir. Et puis, attitude devenue classique, on like, on commente, on partage, on retweet.

Nous faisons fonctionner notre pouce droit (ou gauche ?), qui est devenu hyper musclé avec le temps, pour faire défiler plus ou moins rapidement des informations en masse. J’ai lu dernièrement un article sur le blog d’In The Tardis et un de ses vices m’a fait réagir : « la peur de manquer un truc ». La nouvelle peur 2.0 s’appelle le FOMO.

Fear Of Missing Out

Si vous y réfléchissez bien nous sommes tous, à des degrés différents, atteints de FOMO. C’est le mal du siècle, le revers de la médaille des réseaux sociaux, un nouveau trouble psychologique à ajouter à tous ceux que l’on collectionne déjà. Alors je vois les hypocondriaques se mettre à trembler : don’t panic, je pense que toute personne consciente de l’importance des réseaux sociaux en 2015 est atteinte de cette dépendance psychologique, même minime.

La peur de manquer quelque chose est devenue à la fois perturbante lorsque l’on prend du recul, et à la fois complètement banale, comme la peur d’être en retard ou de louper son réveil. Je suis la première concernée : tous les matins je ne sirote pas mon café en regardant par la fenêtre et en appréciant le doux chant des oiseaux. Non, je consulte mes flux RSS entassés dans Hootsuite pour lire les toutes dernières informations : je like, je commente, je partage. Rituel quotidien, devenu presque un besoin au fil des mois.

C’est tout bêtement une addiction à Internet ce FOMO, tellement prévisible que l’on aurait pu s’y attendre aux prémices du web. Ne plus vouloir tout savoir serait une façon de lâcher prise, de déconnecter : accepter que des choses puissent arriver sans que nous soyons au courant. Difficile hein ?! 

Comment vivez-vous avec les réseaux sociaux ?
Le FOMO fait-il parti de votre vie également ?
Êtes-vous conscient des effets néfastes de la toile sur nos habitudes ? :)

Twitter
Prends contact sur Twitter !

Facebook
Viens suivre mes aventures sur Facebook !

Youtube
Je partage mes astuces sur YouTube !

5 Commentaires

  • Sauvazine
    17 juillet 2015 12 h 03 min

    Je suis d’accord avec toi, malheureusement nous sommes tous touchés par le FOMO. Il est difficile de se détacher de cette course à l’info, cette habitude s’est mise en place très vite et finalement elle est tellement ancrée que l’on ne fait même plus attention au temps que l’on passe devant les écrans… et tout ça pour se rendre compte que parfois on loupe quand même certaines infos !
    Bonne journée à toi, je retourne voir mes timelines ;)

  • Arzhel Henry (@aarzhel)
    27 juillet 2015 10 h 49 min

    Bonjour, Cet article est intéressant et retranscrit des peurs liées aux usages actuels.

    Je suis également connecté 24/7, de part mon travail et mes passions (tout est sur internet). Depuis pas si longtemps que ça je ne subis plus de FOMO. En tout cas je tente de subir ces peurs le moins possible.

    Comme tu l’écris à la fin de l’article il faut laisser couler, on ne peut pas être sur tous les fronts. Et puis si une actu est vraiment importante on la verra forcément apparaître dans une de nos TL (si on suit les bonnes personnes). Ainsi on diffuse la responsabilité et s’appuie sur les followings. Plus besoin de s’en prendre directement à soi-même si on loupe une actu !

    On peut également programmer des notifications pour l’ajout de nouveau contenu sur Instagram & Twitter si on veut assurer le coup et ne rien rater. Mais on ne fera que changer le problème, il faudra une vraie logistique pour gérer toutes les notifications.

    Affaire à suivre

  • Bull’Elodie (@BullElodie)
    30 juillet 2015 13 h 43 min

    C’est assez étrange, je suis tout le temps connectée en temps normal quand je suis à l’extérieur de chez moi. Une fois passée ma porte ou bien en vacances il peut arriver n’importe quoi, tant pis !

  • Anaelle
    30 juin 2016 18 h 34 min

    Le FOMO est vraiment le mal de notre génération, Y ou Z. Il faut se faire violence et s’imposer des moments de déconnexion, sinon ce n’est rien d’autre qu’une servitude volontaire. J’ai presque honte d’écrire que je dois me sevrer d’Internet et de mon téléphone comme n’importe quel toxico, mais ça me semble absolument nécessaire. D’ailleurs, zou, je ferme mon navigateur ;)

    • Julia
      1 juillet 2016 8 h 03 min

      Je trouve que plus on vieillit, plus ces moments de déconnexion s’imposent :)

Laisser un commentaire

Un petit mot là dessus ?