Génération Y : la vérité.

Génération Y : la vérité.

Vous avez forcément déjà entendu parlé de la Génération Y, la fameuse. Elle regroupe plus ou moins précisément les personnes nées entre les années 1980 et 1995. Retour sur les points forts de notre génération : car oui, vous en faites surement partie !

Parfois dans la vie, on se passionne pour des trucs complètements absurdes, ou inattendus. Le coup de foudre entre la génération Y et moi a commencé en BTS, il y a maintenant 5 ans, le jour ou j’ai du présenter à toute ma classe ce qu’était la génération Y. Depuis, j’ai lu, visionné, étudié, enquêté sur le sujet et chaque support qui s’est présenté à moi m’a passionné et j’ai dévoré les moindres informations trouvées sur le sujet. 

Je me suis retrouvée dans beaucoup de constatations, dans des témoignages, dans des récits, des anecdotes. Et il était inconcevable que je ne vous en parle pas ici. D’autant plus que je suis certaines que beaucoup s’y retrouveront aussi ! Voici donc les points forts de notre génération.

Rapport au travail

Pour la plupart d’entre nous, les études ont été indispensables et à la fois inutiles. Nous savions pertinemment que celles-ci ne mèneraient à rien. Les plus chanceux ont trouvé un boulot rapidement, les autres ont côtoyé la précarité. La génération Y s’est faite combattante ; le CDI est le graal que nous n’auront que très tard. Nous multiplions les expériences professionnelles, notre CV est long comme le bras de Shrek et il peut être perçu comme incohérent. Et pourtant, ce sont ces expériences qui font notre force : nous sommes devenus polyvalents et notre relation intime avec la précarité nous a permis de devenir flexible et d’accroître notre capacité d’adaptation.

L’exigence de la génération Y ne réside plus dans l’argent. Il est devenu impensable pour un Y d’aller travailler sans ressentir un réel plaisir. Notre job doit être avant tout source d’épanouissement. Dans le cas contraire, on préfère être au chômage ! Je préfère me priver de petits plaisirs quotidien, plutôt que d’être déprimée en allant travailler. Le poste en lui même est bien plus important que la somme qui tombe à la fin du mois.

Rapport au temps

Nous vivons différemment que nos aînés. Le long terme est abstrait : nous vivons notre vie sans nous projeter, l’important réside dans le présent. Je suis complètement paniquée, à l’idée de poser des congés d’été alors que nous sommes qu’en Janvier… où serais-je cet été ?! Prendre une décision pour quelque chose qui va se passer dans 6 mois est compliqué, et me frustre. Cela réduit les possibilités, et les Y sont partisans du « tout est possible » : moi la première ! Cette impossibilité de nous projeter est liée à notre soif de liberté : nous ne voulons pas de contraintes. Et ce, dans aucun domaine.

Depuis des années, je revendique mon plus gros défaut : l’impatience. Mais j’ai remarqué au fil du temps que j’étais loin d’être la seule dans cette catégorie. Depuis l’arrivée d’Internet et des nouvelles technologies, nous sommes devenus extrêmement frustrés lorsqu’il s’agit d’attendre.

Rapport aux relations

Nos parents se sont fait du soucis pour nous, s’en font encore et continuerons surement encore quelques années. Les valeurs qu’ils ont des relations amoureuses, du travail ou du savoir-être ne sont plus. Et ils ont parfois du mal à l’accepter. Le monde a changé, et nous sommes la génération qui le prouve.

Il est compliqué pour eux de comprendre, par exemple, pourquoi nous passons tant d’heures devant des écrans à discuter à des amis, des connaissances, à bloguer et à communiquer via les réseaux sociaux. Pour nos parents ou nos grands-parents, cette pratique est complètement farfelue. Et pourtant, nous tissons des liens. Des liens numériques certes, mais pas pour autant virtuels.

Il en est de même en amour : les pratiques et les moeurs ont changé. Nous n’avons plus la même vision du couple que nos aînés. Pour ma part, je sais pertinemment que tout à une fin (d’autant plus à 24 ans !). C’est un peu le même schéma qu’au travail : dès que la relation ne nous plait plus, on y mets fin, et on en recommence une autre.

Bref…

Je n’ai pas parlé de notre rapport à la consommation, à la politique ou encore à la culture que j’aborderai certainement dans un prochain article. Ma pulsion de vous parler de ma vision de la génération Y est assouvie ! J’en garde un peu pour la prochaine fois :)

 Vous vous reconnaissez dans certains points ?
C’est aussi une évidence pour vous, ou il y a t-il des points contestables ?

Sources principales : 
« La Génération Y par elle-même » / Myriam Levain & Julia Tissier
« Génération Quoi » – Reportage France 2
Management Intergénérationnel

Twitter
Prends contact sur Twitter !

Facebook
Viens suivre mes aventures sur Facebook !

Youtube
Je partage mes astuces sur YouTube !

17 Commentaires

  • lavisionraauz
    22 janvier 2015 20 h 20 min

    Née en 94, je me reconnais dans presque tous les points malgré mon jeune âge au final ^^ Très bon article !

    • Julia
      24 janvier 2015 20 h 56 min

      Merci beaucoup :D

  • Bull’Elodie (@BullElodie)
    22 janvier 2015 20 h 46 min

    Pour le premier point je suis totalement d’accord avec ce que tu écris.
    Pour le 2ème et 3ème je dirais que j’ai été comme ça, mais qu’avec le temps j’ai changé. Aujourd’hui j’ai 25 ans je suis propriétaire avec la banque et il a fallu me projeter 20 an plus tard. J’ai fait un testament la semaine dernière parce que oui il faut penser qu’un jour ou l’autre et bien « salut la compagnie » et on parle bébé (mais de long pour moi). En même temps, avant de connaître mon chéri si on m’avait dit demain tu pars au bout du monde, je partais. Aucune attache, juste l’envie de découvrir =) A me relire je me dis « oh putain ! » mais finalement je pense à cet été et je me dis que je n’ai pas pas mes vacances et que je ne sais pas où on les passera ! Ouf, sauvée !

    • Julia
      24 janvier 2015 20 h 56 min

      Les attaches jouent aussi beaucoup.
      Au bout d’un moment, on rentre forcément dans « le moule » qu’on le veuille ou non :)

  • Claire @30ansoupresque
    23 janvier 2015 12 h 00 min

    Je me reconnais assez dans ce que tu décris, en particulier le rapport au travail. J’ai aussi lu récemment que les gens de la génération Y avaient cette aptitude à être plus productifs si on leur laissait plus de liberté au niveau professionnel, qu’on leur « faisait confiance ». Et je sais que moi, je marche vraiment comme ça !

    • Julia
      24 janvier 2015 20 h 55 min

      Idem :D
      On attends d’être reconnu et soutenu au travail. Plus on l’est, plus on est investi et productif. C’est tellement vrai !

  • Vylenefermiere
    23 janvier 2015 19 h 26 min

    Génération chaotique.
    On a certainement trop l’habitude de prendre et de jeter quand ça casse au lieu de réparer comme nos parents et grands-parents…

    • Julia
      24 janvier 2015 20 h 54 min

      C’est certain.
      La patience de réparer a disparu.

  • madameananas
    24 janvier 2015 6 h 37 min

    Salut,

    Je suis de 87 donc dans cette génération aussi, concernant les points :
    – le 1 : Oui et Non. Disons que cela ne me dérange pas de changer de taf si l’un ne me plait pas, je cherche effectivement plus un boulot qui me plait. Mais pour avoir l’impossibilité de bosser (question de visa) depuis octobre, je pete un cable et là j’ai envie de dire « n’importe quel taf mais je veux faire quelque chose ». Donc je crois que je prefere bosser meme dans un truc naze que d’etre au chomage.
    – Le 2 : Pas du tout, j’aime bien quand c’est planifié, prévu… J’adore préparer mes voyages pendant de longs mois.
    – Le 3 : Oui plutot d’accord. Il est aussi plus difficile pour nous de conserver des amitiés quand on déménage de ville/région/pays tous les deux ans…

    A+
    Karine

    • Julia
      24 janvier 2015 20 h 54 min

      C’est aussi ça l’impatience : vouloir travailler à tout prix, du coup on postule à tout ce que l’on trouve pour ne pas passer ses journées à ne rien faire. J’ai connu ça aussi :D

  • Stéphanie
    24 janvier 2015 18 h 37 min

    Whoua ça résume toute ma vie :D j’ai déjà lu pas mal de trucs sur la génération Y (je suis née en 86… vive Dorothée, Hélène et les Garçons et j’en passe MDR)
    Le point 1 me correspond totalement… jusqu’à un point, comme Karine juste au-dessus de moi : entre mes CDD j’ai connu des périodes de chômage (qui heureusement n’ont pas dépassé 2 mois pour la plus longue) et au bout d’un moment je crois que j’aurai été prête à accepter le premier truc venu juste pour faire quelque chose.

    Le CDI ? J’ai failli refuser parce que j’avais l’impression que c’était comme se « marier » = un piège, tu peux plus partir, c’est la fin des haricots :D mais j’ai accepté, je me suis dit qu’à 27 ans il était temps !

    Le point 2 : tout pareil. Autant je ne sais pas ce que je fais l’été prochain, autant quand je planifie un voyage (je suis adepte des voyages au long cours, ce qui explique les CDD avec périodes de voyage entre chaque !) … je m’y prends à l’avance. Genre, là, je sais où je serai entre octobre et janvier prochain :) par contre le weekend prochain, aucune idée !

    Le point 3 : on ne peut plus d’accord :)

    Merci pour cet article qui me permet de découvrir ton blog !

    • Julia
      24 janvier 2015 20 h 46 min

      Trop d’accord avec toi pour le CDI.
      Pour moi c’était un engagement trop « officiel » , genre enfermée dans un truc sans pouvoir en sortir. Mais une fois que tu as une proposition, ce serait encore un peu culot de refuser surtout à notre âge :)

  • mllebabooshka
    25 janvier 2015 9 h 18 min

    Je suis née en 1980, à 12ans j’ai décidé d’être professeur de français et à 22ans je réussissais mon concours du 1er coup, après avoir passé une maîtrise de lettres modernes l’année d’avant. Ce métier est une véritable vocation. Je n’ai donc pas connu le chômage, ni les CDD.
    Je me projette pas, mais c’est dans ma nature. Le seul projet que je m’accorde c’est planifié mes vacances d’été, comme je suis née en juillet, c’est un peu mon cadeau ;)
    & je suis connue pour ma patience d’ange, j’aime prendre mon temps, ne pas me presser …
    Quant aux relations, j’ai gardé les mêmes amis rencontrés au primaire, au collège, au lycée ou à la fac. Je ne mets fin à aucune relation, j’en suis incapable. Quand quelqu’un entre dans ma vie, il y reste à vie.

    • Julia
      27 janvier 2015 20 h 18 min

      Comme quoi, tout dépend de notre vision de la vie, de nos valeurs ou de notre entourage. J’aimerai avoir ta patience !

  • Clémentine
    26 janvier 2015 11 h 40 min

    Je me retrouve totalement dans ton article… Et dans certains commentaires ! J’étais déjà paniquée quand j’ai signé mon contrat d’apprentissage de 2 ans il y a quelques années maintenant, alors quand on m’a proposé un CDI j’étais à 2 doigts de refuser, c’est clairement flippant ! (ca me rassure de voir que je n’étais pas la seule…)
    D’ailleurs, maintenant que je suis diplomée (depuis cet été), je suis en pleine remise en question à base de « tu veux vraiment faire ca de ta vie ? »
    Bref, génération Y, un poil paumée x)
    (je suis née en 90…)

    • Julia
      27 janvier 2015 20 h 19 min

      « tu veux vraiment faire ca de ta vie ? » ..c’est la douce mélodie qui traine dans ma tête oui :)

      BIENVENUE DANS LA TEAM x)

  • Camille
    21 février 2015 14 h 57 min

    TOUT EST DIS ! Tu as plus que bien résumé et je rejoint ce que dis Clémentine « Génération Y, un poil paumée ».

Laisser un commentaire

Un petit mot là dessus ?