3 façons de mettre en péril sa vie de Freelance

3 façons de mettre en péril sa vie de Freelance

Depuis que j’ai créé mon activité Freelance, je suis passée par pleins d’étapes avant de parvenir à prendre du recul. Après un bilan plutôt positif de ces 3 ans, je voudrais m’attarder aujourd’hui sur les 3 trucs que j’ai faillit faire, 3 façons qui auraient pu me faire perdre l’énergie et la force de continuer à travailler à mon compte.

Ne pas me fixer d’objectifs

Au tout départ en mai 2013, j’ai commencé cette aventure qu’est le Freelancing en voulant à la fois être mon propre patron/échapper au salariat et pouvoir vivre d’activités qui me plaisaient à 100%. Je n’ai pas eu de difficulté pour trouver des clients : j’en avait déjà un qui me prenait une bonne partie de mon temps. Au fil des semaines, je me suis dit qu’il fallait que je trouve 1 ou 2 autres clients, histoire de remplir mes 40h de boulot par semaine. C’était mon objectif.

Il a été atteint en 6 mois. J’étais contente. Et puis les semaines ont passé, je bossais pour ces 3 clients différents, et ça s’arrêtait là. Je n’avais plus rien à accomplir. Je me levais, je bossais, je voyais mes potes, et j’allais me coucher. Rien ne m’animais vraiment. Et c’est à ce moment là que j’ai commencé à me poser des questions : mon travail est-il légitime ? en fait, je sers à pas grand chose non ? je suis un peu nulle au final.

Ces pensées négatives se sont évaporées lorsque j’ai pris conscience qu’il me fallait des objectifs clairs pour me guider. Lorsque tu es livrée à toi même, dans ton salon, et que tu n’as personne pour te dire ce que tu dois faire, tu peux vite te sentir perdue. Difficile de s’auto-manager. Alors je l’ai fait petit à petit : au départ, je me fixais des petits objectifs pour la semaine suivante, puis pour la fin du mois, et maintenant je parviens à me fixer un gros objectif tous les 6 mois, avec des petits objectifs pour y parvenir. Cela nécessite de prendre beaucoup de recul, mais c’est faisable !

Grâce à ça, j’ai vraiment l’impression d’avancer (même si ce n’est pas toujours le cas héhé, on fait ce qu’on peut !). Mon avenir proche est toujours aussi flou, mais j’ai au moins cette lueur qui me permet d’aller dans la direction décidée, plutôt que de rester là, à ruminer et à me demander ce que je fais là :)

Fixez-vous des objectifs, même s’ils sont tout petits, ils vous aident à trouver votre chemin :)

Travailler énormément en me coupant du monde

Il n’est pas toujours hyper évident de conjuguer vie personnelle et vie professionnelle lorsque l’on est Freelance. J’en ai fais des frais de nombreuses fois : il y a quelques années je n’avais aucun équilibre. J’étais butée à travailler comme une acharnée des mois entiers. Jusqu’au jour ou j’ai un peu craqué sous la pression que je me mettais toute seule : je me sentais seule et je n’arrivais pas à décrocher les week-ends.

J’avais régulièrement des réflexions de mes proches : « de toute façon tu ne penses qu’à ton boulot », « tu finiras seule », et je vous passe les remarques les plus blessantes. Mais dans ma tête, mon avenir était trop incertain pour que je me permette de cesser de travailler ! J’en devenais presque mauvaise à dire « au moins je me réveillerai pas à 35 ans en me disant que je n’ai rien accompli ! ».

Et puis en début d’année, mes deux précédentes années de travail on commencé à payer. Mon retour sur investissement était enfin là. Alors évidemment en route j’ai perdu des gens : ceux qui se sont lassés de ne me voir que très peu et ceux qui n’ont pas eu envie de me soutenir dans ces mois difficiles. Mais maintenant, je suis sereine dans ma vie professionnelle, et j’en fais bénéficier ceux qui sont encore dans ma vie personnelle :)

Ne faites pas comme moi, partagez votre vie de façon un peu plus équilibrée :)

Attendre des résultats immédiats

Dans mon cursus scolaire, j’ai toujours eu mes diplômes un peu facilement, je n’ai jamais bossé comme une folle. Je me souviens à peine à quel moment de ma vie j’ai bossé sur mes épreuves de BTS, c’est dire. J’ai toujours fonctionné au feeling et à l’instinct, et ça a toujours marché. 

Mais le monde de l’entrepreneuriat ne se déroule pas toujours au feeling, loin de là. Lorsque j’ai créé mon entreprise, j’étais déterminée certes, mais je n’étais pas préparée à la masse de travail que ça allait impliquer. Première claque dans la gueule.

J’ai bossé des heures et des heures sans qu’aucun résultat ne pointe le bout de son nez. Alors j’ai travaillé encore et encore. Toujours rien, seconde claque dans la gueule. Pendant ces périodes de vide, sans missions, sans clients, je doutais. D’un naturel optimiste, j’arrivais toujours à rebondir, mais j’étais déçue de moi même. Et à la rentrée 2016, mon travail a (enfin) porté ses fruits. Des personnes que j’avais contacté il y a plus d’un an et demi ont fait appel à mes services et mon réseau s’est décuplé.

Certes je ne suis pas patiente, mais j’aurais du savoir avant de me rendre malade que les résultats n’arrivent jamais tout de suite. Qu’il faut un lapse de temps entre ces heures de travail, et un résultat.

Tout travail paie un jour :)

Ne mettez pas en péril votre activité !

Ils sont prêts

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6 Commentaires

  • The Salt Please
    7 novembre 2016 18 h 41 min

    Je lis tes articles avec attention, car j’aimerais moi même devenir freelance l’année prochaine. Ton article m’aide beaucoup ! <3
    Des bisous et bonne continuation,
    Pauline du blog http://thesaltplease.com

  • Vanessa
    8 novembre 2016 13 h 48 min

    Un article plein de bon sens qu’il faudrait mettre entre toutes les mains des freelances… Ce sont des erreurs qu’on fait facilement, surtout se décourager lorsqu’on n’a pas de résultats immédiats.

    • Julia
      16 novembre 2016 8 h 24 min

      Merci Vanessa ! :)

  • Léa
    8 novembre 2016 14 h 28 min

    Freelance depuis 2013 également, je peux rajouter une erreur à ta liste : faire confiance à ses clients. Ça a bien faillit me couler cette année (j’en parle dans un article : http://www.lundi-communication.fr/2016/09/26/bilan-freelance-fromain-fline-concept-s2f/), donc si je dois conseiller quelque chose, c’est bien d’être hyper procédurier, ne pas commencer à travailler sans signature, faire des contrats et exiger un acompte systématique… C’est pas rigolo mais ça peut sauver de clients pourris comme j’ai eu la chance de croiser.

    • Julia
      16 novembre 2016 8 h 24 min

      Hello Léa :)
      C’est vrai que je n’ai jamais abordé ce point sur le blog. Et pourtant, ça m’est arrivée aussi (mais après lecture de ton article, il s’avère que pour ma part, c’était moins « grave »). Je me note ce sujet dans un coin, pour en parler d’ici peu :) Pleins de bonnes choses pour la suite !

  • Aline – Graphiste illustratrice
    11 février 2017 12 h 45 min

    Moi aussi durant mes débuts d’années d’entrepreneuriat, je travaille beaucoup! J’avais peur de ne pas gagner assez alors je travaille le soir et même les week-ends!
    Ma santé en a pâli et depuis, j’ai su équilibrer travail et temps pour soi, je ne travaille plus à partir de 19h et j’ai mes week-ends pour moi <3.

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