Courir après le temps

Courir après le temps

Courir après le temps c’est mon quotidien. Cette frustration du temps qui passe trop vite, et en parallèle la satisfaction que ce temps passe rapidement (la grande impatiente que je suis), vous voyez ? Mais avec le recul, il n’y a pas une journée qui s’écoule sans que je prononce la phrase : « Je n’ai pas le temps« . Que ce soit pour manger, pour voir un pote, pour répondre à un mail non-urgent, pour passer à la poste, pour lire un bouquin. Comment apprendre à vivre avec cette frustration ? Moi qui vous apporte des solutions d’habitude, là, je n’en sais foutrement rien. J’avais juste envie d’en parler.

Une vie professionnelle bien remplie

C’est assez rare que je me plaigne sincèrement de mon statut de Freelance (sauf quand je vous dis que je dors mal, que j’ai des doutes, ou que je ne sais pas me reposer sur les autres héhé). Aujourd’hui je vis ma vie professionnelle comme elle vient. Mon rythme fou ne me laisse pas (ou très peu) le temps de la réflexion sur ce temps qui ne s’arrête pas. Je démarche, je produis, je facture. Et je recommence. De temps en temps, il m’arrive de prendre le temps d’apprendre, de continuer à me former, de lire. Mais combien n’ont plus la possibilité de prendre ce temps-là ?

Il y a tellement de choses que je voudrais apprendre à faire, tellement de bouquins que je voudrais lire, tellement d’articles « business » que j’aimerai étudier pour pouvoir exprimer mon avis sur le blog ou tout simplement en discuter avec les co-workers au travail. J’aimerai avoir plusieurs vies pour devenir une grande scientifique, une chirurgienne de renommée mondiale (coucou la référence aux Sims pour celles qui savent ahah), savoir pirater des ordinateurs, apprendre à faire des plans d’architectes pour construire des maisons, être commerciale chez Jack Daniel’s… (ça va je plaisante).

Mais je n’ai pas des journées de 50h, et encore moins plusieurs vies. 

Penser à vivre

Mais parce que notre vie n’est jamais à 100% professionnelle, il faut aussi intégrer notre vie personnelle. Prendre le temps de manger, de dormir, de se divertir, de sortir avec ses copains, de trouver un mec (ou plusieurs) (accessoirement), de décorer son appartement, de faire des achats compulsifs sur internet, de s’occuper de ses animaux, de veiller à ne pas tomber malade (une catastrophe pour la perte de temps ça !), d’écouter de la musique, de nettoyer son appartement, de passer des moments à refaire le monde avec ses potes autour d’une bonne bouteille (de Ja… ok j’arrête). Il faut vivre quoi !

Et après ?

Mais après il nous reste rien ! Ça n’existe pas les moments où l’on te dit « Hééé Julia, tu as 2h devant toi pour ne RIEN faire« . Ça revient un peu à ce que je vous disais dans mon article sur l’ennui (pas le tout dernier, un plus vieux hein). Ces moments « OFF » n’existent plus. Et s’ils sont programmés comme de vulgaires rendez-vous ils ne comptent pas, ou en tout cas moins.

Dans un emploi du temps, les moments importants s’imbriquent naturellement. Si ton cerveau considère que rêvasser dans ton canapé est un moment important, alors tu prendras naturellement le temps de le faire. Mais dans le cas contraire, c’est plus délicat. Et je suis dans le cas contraire. Et ça m’énerve :)

Et si on s’offrait des heures entre nous ?

Ils sont prêts

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4 Commentaires

  • greggeb
    20 janvier 2017 11 h 58 min

    Tu n’imagine pas à quel point ça me parle. Voilà des années que je me dis la même chose sans même être encore freelance. L’impression de vivre pour le boulot, pour les autres et pas vraiment pour moi, d’essayer de compenser en craquant sur le shopping. Mais avec petit garçon de 3 ans et un deuxième bébé qui arrive… je ne sais pas avant combien d’années je pourrais de nouveau me caler tranquillement à la fenêtre et regarder la Saône couler sans ensuite culpabiliser pour ne pas avoir été productif…

    GregGeb

  • leilaponcelet
    20 janvier 2017 12 h 57 min

    Eckhart Tolle dans son livre « Le pouvoir du moment présent » : « Si vous vous donnez un objectif et travaillez pour l’atteindre, vous vous servez du « temps-horloge ». Vous êtes conscient de la direction que vous voulez prendre, mais vous honorer le pas que vous faites dans le moment et lui accordez votre attention la plus totale. Si vous devenez trop axé sur l’objectif parce que, par lui, vous rechercher peut-être le bonheur, la satisfaction et une certaine complétude, vous n’honorez plus le présent. Celui-ci est réduit à un tremplin pour l’avenir, sans aucune valeur intrinsèque. Le « temps-horloge » se transforme alors en « temps psychologique ». »
    Peut-être alors que si nous sommes moins dans l’obsession future d’accomplir tout un tas de trucs nous ressentirons moins le besoin de courir après le temps :) je médite là dessus et je te dis ce qu’il en est ahah

  • Cécile
    27 janvier 2017 11 h 31 min

    Pour le moment étant donné que je débute mon activité de freelance j’ai encore du temps, bien que mon boulot de vdi me prend toutes mes journées. Mais j’ai toujours le temps de me former, de lire, d’écouter de la musique etc. On en rediscutera quand j’aurais fini tes formations et que j’aurais bien décollé xD !

  • Springture
    22 février 2017 3 h 56 min

    Tu sais qu’un jour, je me suis amusée à calculer le nombre d’heures et de temps que j’ai perdu à dormir? En 21 ans j’ai dormi 165,69j. Je me suis dis « quelle perte de temps alors que déjà dans une vie on n’aura pas le temps de tout faire ni de tout voir. » alors que dormir c’est juste essentiel!

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