Burn-Out, Bore-Out et Brown-Out : quittez votre job !

Burn-Out, Bore-Out et Brown-Out : quittez votre job !

Je rencontre de plus en plus de gens en soirée (encore samedi dernier) qui me disent à quel point ils envient ma façon de travailler. À quel point ils aimeraient bondir du lit le matin, heureux d’aller bosser pour un ou plusieurs projets qui leur tiennent à coeur. Malheureusement, leur réalité est tout autre, puisqu’ils trainent la patte, attendent tous les matins que la journée se termine et que le week-end arrive enfin. C’est dommage, et pourtant tellement courant. Ils sont mal dans leur vie professionnelle, sans vraiment savoir pourquoi. Voici les 3 principales raisons pour lesquelles vous devez quitter votre job (j’dis pas demain hein, mais bientôt quand même), décrites avec mes impressions et mes mots, tout en étant consciente que ces 3 raisons ne sont pas à prendre à la légère.

Le Burn-Out

Même si l’on ne peut pas vraiment comparer les 3 syndromes tout aussi dramatiques les uns que les autres, je dirais que celui-ci est le plus usant et le plus dangereux. Il survient après un fort investissement de la part du salarié, d’un travail intensif à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Cet épuisement généralisé est capable de bousiller une personne tout à fait équilibrée professionnellement, mais qui va devenir capable de ne plus prendre le temps de manger le midi, qui va sacrifier ses soirées en famille au profit de son boulot ou qui va opter pour un échappatoire bien plus dramatique malheureusement. Tout ce processus est assez étalé dans le temps, le burn-out s’installe avec à sa tête le stress, de plus en plus important chaque jour, jusqu’au craquage émotionnel. N’attendez pas d’en arriver à cet état émotionnel pour vous arrêter, écoutez-vous, et quittez votre job ; temporairement (arrêt maladie par exemple) ou pour rebondir et opter pour une vie professionnelle plus saine.

Le Bore-Out

Comment tuer à petit feu un salarié d’un naturel enjoué et motivé ? Ne pas lui donner de missions stimulantes, ou pire ne rien lui donner à faire du tout. Alors c’est chouette d’errer sans but sur le web, de pouvoir boire des cafés et faire des pauses sans avoir à stresser parce que l’on va être en retard sur nos tâches, ouais. Mais au bout d’un moment, à être payé à rien faire, on se demande sincèrement si nous sommes intelligents, et on entre dans une situation très dévalorisante et, à son tour, destructrice. Ne restez pas dans un poste qui ne vous apporte rien, qui ne vous fait pas avancer professionnellement et pour lequel vous n’en tirez aucune fierté.

Le Brown-Out

C’est le petit nouveau, on en entend parler dans tous les sens depuis la rentrée. Celui-là est particulièrement mortel (presque plus frustrant que les deux précédents) : vous bossez sur des tâches et des missions pour lesquelles vous ne voyez aucun intérêt. Ce sont souvent des tâches répétitives à souhait, sans aucun challenge, ou qui vont à l’encontre de vos valeurs. Par exemple : mettre la pression à votre équipe pour atteindre des objectifs chiffrés au détriment de vos valeurs morales ou encore planifier la production d’armes de destruction massive. C’est tellement dévalorisant de consacrer son énergie à oeuvrer pour des missions qui ne correspondent pas à notre personnalité. Quittez votre boulot, et optez pour un poste dans lequel vous êtes bien, pas forcément en osmose totale, mais bien.

Et maintenant ?

Cette guirlande de pathologies psychiques n’est pas à prendre à la légère. Quand le Burn-Out a déjà été reconnu comme maladie professionnelle, je reste persuadée que les deux suivantes vont suivre, et à juste titre ! De mon point de vue, l’arrêt maladie n’est pas la solution, c’est presque reculer pour mieux sauter. Je préconiserai un changement radical de cadre de travail pour se ressourcer et retrouver ses valeurs dans un autre contexte : celui qui respectera notre personnalité et notre santé sur le long terme :) Et si vous vous lanciez en indépendant ?

Ils sont prêts

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15 Commentaires

  • Paulineloucka
    17 octobre 2016 21 h 25 min

    Je te suit totalement sur tous les points, quel horreur d’aller travailler en trainant la patte… C’est un peu mon cas en ce moment, mais je m’accroche à mon projet (en indépendant… ;) pour garder la banane, pas facile tous les jours, à tel point que ces derniers jours je me suis même posé la question de chercher autre chose pour mieux vivre la préparation de mon projet… A voir, mais ce n’est pas facile tous les jours, alors il faut s’accrocher à ses rêves (en tout cas, c’est ma façon à moi de positiver)

    • Julia
      19 octobre 2016 18 h 23 min

      Oui, reste concentrée sur la seconde partie de ta vie professionnelle. C’est ce qui m’a permis de tenir quelques semaines de plus avant de démissionner…

      Courage !

  • Céline
    18 octobre 2016 13 h 57 min

    J’ai fait un burn out l’année dernière, avec dépression à la clé. Avec le recul que j’ai maintenant, je me demande comment j’ai pu me laisser aller dans cette spirale infernale. Depuis, j’ai quitté mon job pour me retrouver et me diriger vers le bon chemin. Tous les jours, je continue à alerter les personnes qui m’entourent, pour ne pas qu’elles sombrent a leur tour dans ce tourbillon.
    Merci pour ton article très pertinent. A très bientôt, Céline

    • Julia
      19 octobre 2016 18 h 17 min

      Hello Céline !

      Tu as eu le bon réflexe en quittant cette atmosphère vénéneuse, et c’est vraiment très touchant de savoir que tu fais de la prévention autour de toi ! Prends soin de toi :)

  • Anthony & Noémie
    19 octobre 2016 17 h 34 min

    Je viens juste de lire un article sur le Brown-out sur LE MONDE hier, c’est intéressant de poser des mots sur des sentiments et surtout sur des affect dans le monde du travail ! Merci pour cet article et ton avis ! :)

    Noémie

    Anthony & Noémie, blogueurs amoureux et facétieux sur notrecarnetdaventures.com

    • Julia
      19 octobre 2016 18 h 14 min

      Merci vous deux ! :D

  • Jessica
    22 octobre 2016 7 h 16 min

    Hello,
    Ce que tu dis est cinglant de vérité. Pour ma part, j’avais un super poste de direction, mais des supérieurs manipulateurs, ingrats, qui ne voyaient que le négatif et usaient de stratèges pour ne jamais souligner le positif. A force d’en rêver, d’avoir la boule au ventre, d’être court circuitée en permanence et d’entendre à chaque nouvelle idée que « vous allez arrêtez de faire des projets avec notre argent », après m’être fait raccrocher au nez pour une broutille, avoir été humiliée devant des extérieurs, j’ai décidé que ma santé valait plus qu’un bon salaire.
    J’ai démissionné du jour au lendemain. Ma famille n’a pas compris pourquoi je quittais un si bon poste (« de nos jours c’est dur de trouver, etc), mais mes palpitations ont cessé en quelques jours et ma quiétude revient petit à petit. J’ai retrouvé un job en trois semaines, dans une plus grosse organisation où même si les objectifs comptent, l’être humain est considéré.
    Alors oui, partez tant que vous avez encore les neurones nécessaires pour prendre cette importante décision.

    • Julia
      22 octobre 2016 11 h 41 min

      Hello Jessica ! Merci beaucoup pour ce retour d’expérience ! Tu as su t’écouter, et ce suffisamment tôt pour ne pas tomber dans un piège émotionnel qui aurait pu te faire bien plus de mal… Pleins de bonnes choses pour la suite :)

  • Charlotte
    23 octobre 2016 15 h 34 min

    J’ai démissionné le 15/10 (enfin un mois avant mais j’avais un préavis) et franchement, je me sens mieux maintenant. J’ai économisé le salaire de la nounou pour 4 mois (c’était ZE condition). Là, je viens de m’offrir 1 semaine de repos chez moi à profiter de ma fille (quand elle n’est pas chez la nounou !) et de mon chéri le soir. Pendant 7 jours, c’était détente et reprise de la conscience de soi même. Je n’ai pas un métier qui m’a demandé des années d’études ou autre mais vraiment, la pression était si forte à mon dernier poste que j’ai dit stop. J’ai claqué la porte, je ne le regrette pas du tout. Je recherche un poste dans une société plus humaine qui me laisse un peu d’énergie pour écrire mon roman. Je ne pense pas demander la lune et maintenant, avec du recul et du repos, je sais que je vais trouver.

    • Julia
      23 octobre 2016 19 h 02 min

      Hello Charlotte !
      Tu as clairement pris la bonne décision. Il faut parfois écouter son corps et son esprit pour dire « stop » et prendre un nouveau départ. Je suis certaine que ce repos t’a été bénéfique, et que tu envisages ton futur avec la bienveillance nécessaire :) Pleins de bonnes choses pour la suite ! :D

  • Magali.C
    23 octobre 2016 22 h 13 min

    Article très intéressant qui me parle beaucoup.

    J’ai actuellement un projet de reconversion pour devenir free lance, c’est grâce à lui que je garde le moral. Aller au travail avec ce projet en tête est tellement frustrant, les heures défilent et je n’ai pas le temps d’avancer.
    Je me reconnais plus dans la dernière description. J’effectue un travail qui n’est plus en adéquation avec mes valeurs, je vois beaucoup d’absurdité et d’incohérence… J’ai pourtant aimé aller au travail et je sais même ce que c’est que de ne pas avoir vraiment l’impression de travailler car on aime ce que l’on fait. J’espère pouvoir retrouver cela très bientôt!

  • DUMAs maryline
    25 octobre 2016 21 h 34 min

    Coucou,

    je lis cet article alors que j’ai commencé avec ton dernier article sur le freelance!
    Je me sens concerné par les 2! Qui sont très liés!
    J’ai fait un burn out il y a 3 ans avec dépression! J’ai mis 1 an à remonter la pente. J’ai repris à mi temps de mars 2014 à juillet 2014. Et là je suis à temps plein! …En arrêt maladie!
    Je me bloque du dos, je suis sur les nerfs et j’ai des vertiges, des crises d’angoisses…et pourtant je fais de la sophrologie, je suis très axée sur le développement personnel et je sais très bien que c’est mon travail actuel qui me rend comme ça! Je suis conseillère en banque et assurance depuis 18 ans (j’ai 42 ans) et cela quelques années que je ne suis plus en phase avec ce travail (pression, manque de reconnaissance).
    Je souhaite écrire, travailler dans le milieu des cosmétiques et du bien-être et prendre du temps pour moi.
    Là je viens de demander un 80% car je n’en peux plus et je pense que cela ne sera pas insuffisant!
    J’ai plusieurs projets cependant il faut du temps pour les mettre en place! et ton article sur le freelance tombe aussi à pic!
    Merci
    Bisous

    • Julia
      26 octobre 2016 9 h 11 min

      Merci pour ton petit mot Maryline !
      Effectivement, prend du temps pour toi et pour tes projets. Et ça prendra le temps que ça prendra tant que ça te donne la force de te lever les matins :)

  • Gwen
    13 mars 2017 10 h 59 min

    Coucou,

    Je suis en plein bore-out depuis un bon moment maintenant. Donc forcément, ton article me parle.
    Pour compenser, j’écris pour le blog mais ça ne remplit pas les journées!
    Je me reconnais tellement dans ce que tu dis. J’ai l’impression de devenir bête et de ne servir à rien du tout…
    Je cherche donc du boulot mais c’est long. Très long. Pour autant je ne me vois pas tout quitter sur un coup de tête pour le moment ! Besoin de payer les factures et des soucis de santé à régler.
    J’ai tout de même l’idée d’un salon de thé qui me trotte dans la tête depuis un moment… A voir.

    • Julia
      14 mars 2017 8 h 23 min

      Bien sur qu’il faut mettre de l’ordre dans sa vie avant de quitter son job !
      Et c’est déjà un grand pas d’être consciente de sa situation :)
      Un salon de thé, c’est une chouette idée ! :D
      Plein de courage, les choses changent :)

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