3 ans de Freelance : le bilan !

3 ans de Freelance : le bilan !

YAAAAAY ! Bon anniversaire ma petite entreprise ! Cette semaine, Woolies à 3 ans. Bon, officieusement 3 ans, officiellement 1 an. Pour celles et ceux qui me suivent depuis peu, j’ai démissionné il y a un an pour me consacrer pleinement à mon activité d’indépendante. Avant, c’était en parallèle de mes jobs salariés, pour garder un chouia de sécurité.

Du coup, pour tout vous dire, le titre est faux, je m’apprête à faire le bilan de ma toute dernière année. Celle qui est beaucoup plus représentative de mon vécu, et de toutes les émotions par lesquelles je suis passée. Car gérer son petit business, au quotidien, professionnellement comme personnellement, c’est pas de tout repos.

J’en ai bavé et j’ai appris de mes erreurs

Même si avec le recul, je ne dirai pas que ce sont des erreurs, mais plutôt de mauvaises priorités. C’est ça aussi démarrer une activité : tâtonner, essayer, se tromper, corriger, recommencer.

L’été dernier, j’ai été confrontée à la saisonnalité de mon activité : j’ai par exemple découvert que les entreprises pour lesquelles je travaillais étaient en congés au mois d’Août. Résultat, pas de facturation fin Août, donc pas de revenus en Septembre. Du coup, cette année j’anticipe !

J’essaie de me documenter un maximum sur le statut d’Auto-Entrepreneur, pour suivre ses évolutions & co. Mais en Décembre dernier, j’ai eu une jolie surprise appelée CFE (Cotisation Foncière des Entreprises). Résultat : quelques centaines d’euros à payer à l’état, qui n’étaient absolument pas prévues dans mon budget. C’était une surprise car avant, j’étais exonérée. Du coup, cette année j’anticipe ! (redondant hein?)

En Mai dernier, j’ai préparé des contrats de prestation de service pour mes clients. Persuadée que nous vivions dans un monde de bisounours, je n’ai pas jugé nécessaire d’ajouter une clause financière concernant les règlements en temps et en heure. Résultat : je me suis retrouvée dans le rouge parce que tout le monde me payais en retard. Du coup, cette année j’ai rajouté des clauses nécessaires, et je n’ai plus de problèmes de règlement !

Parfois, la limite entre client et ami est maigre, et ce billet illustre plutôt bien mon erreur. Par gentillesse et en voulant être arrangeante, j’ai fais beaucoup trop de cadeaux cette année. Que ce soit sur mes tâches (pas prévues au contrat par exemple), sur mes tarifs (rabais maximum pour reconnaissance minimum), ou sur mes disponibilités. Du coup, cette année tout le monde est logé à la même enseigne. C’est plus juste, et c’est plus sain. 

J’en ai bavé toutes les fois ou j’ai douté. Douté de la crédibilité de mes services, douté de ma capacité à réussir quelque chose que je n’avais encore jamais expérimenté, douté de ma confiance en moi, douté du fait que j’étais incapable d’adapter mon emploi du temps correctement pour allier travail/loisirs/amis/famille/dodo.

C’est ces moments de doute qui ont m’ont donné l’énergie d’aller plus loin, de me fixer des objectifs plus importants, et plus fous parfois. Les moments de blues et de galère sont ceux qui nous font avancer, on apprend de nos erreurs, toujours.

J’ai fais du tri dans mes relations

C’est certainement la partie personnelle la plus compliquée. Lorsque l’on est travailleur indépendant, la solitude peu rapidement s’installer couplée avec de l’incompréhension des proches.

J’avais des ami(e)s, plutôt proches de moi, qui n’ont pas accepté le fait que je sois moins disponible. Qui ne prennent pas conscience de l’importance de mon travail dans mon quotidien. Si je ne travaille pas, je n’ai pas de quoi remplir mon frigo, et j’ai encore moins de quoi aller boire un verre avec eux le week-end, par exemple.

Certains prennent cette attitude pour eux, et j’ai souvent droit à des petites phrases piquantes du genre « tu ne veux plus me voir, j’ai bien compris », ou encore « tu es égoïste tu ne pense qu’au développement de ton entreprise », ou le fameux « tu finiras seule ». BAH VOYONS !

Et puis à côté de ça, il y a les autres, ceux qui acceptent, ceux qui composent avec moi, mon caractère et mon travail. Ils sont compatissants dans mes moments de rush et de concentration, et profitent des moments que l’on passe ensemble pour fêter mes réussites (oui ça arrive héhé).

Ne perdez pas de temps avec des personnes qui ne vous soutiennent pas ou qui ne vous comprennent pas (même après 5h d’explications parfois). Gardez votre énergie et votre attention pour celles et ceux qui sont là dans les bons comme dans les mauvais moments.

3 ans c'est long, et c'est court à la fois. Je te raconte tout ce qu'il s'est passé : mes erreurs, mes joies, mes déceptions...

J’ai fêté mes petites victoires

Sans aucun doute la partie la plus importante de ce bilan : se concentrer sur les choses positives, sur les petites victoires du quotidien. Je n’hésite pas à sautiller partout à la moindre bonne nouvelle ou à la moindre opportunité qui s’offre à moi.

À travers toutes les missions que l’on m’a confié (même les plus saugrenues), j’ai appris pleins de méthodes, pleins d’astuces, qui sont parfois complètement indépendantes les unes des autres. Mais lorsque l’on fait l’addition de tout ça, on se rend compte que c’est super enrichissant. J’ai appris beaucoup plus en un an livrée à moi même et à mon entreprise, qu’en tant que salariée. C’est dingue.

Pour réaliser toutes les choses positives qui me sont arrivées en un an, je me dis « Julia, est-ce que tu t’imaginais faire ça il y a un an ? ». La réponse est non : faire partie d’un groupement d’entrepreneurs, tripler mon chiffre d’affaires en 4 mois, rencontrer des chefs d’entreprises aussi gentils qu’intéressants, mettre en ligne des vidéos sur YouTube, être publiée dans le Huffington Post, mettre en place des offres de coaching pour les dirigeants d’entreprise… LA FOLIE !

Cette année j’ai grandi

Si je ne me réjouissais pas de tous ces petits pas en avant, l’entrepreneuriat ne serait pas si jouissif, si enrichissant et si boostant. J’ai trouvé à travers ce statut, l’adrénaline qu’il me manquait dans le salariat. Même si j’aurais tendance à dire que les défaites sont plus constructives que les victoires, donnez autant d’importance aux victoires qu’aux défaites.

Ils sont prêts

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15 Commentaires

  • sisco
    7 mai 2016 12 h 22 min

    Et bien bravo pour ce petit bilan et je te souhaite que tout puisse continuer dans le bon sens :)

    • Julia
      7 mai 2016 12 h 25 min

      MERCI ! :D

  • lemagdejustine
    7 mai 2016 13 h 19 min

    Félicitation, je ne suis pas sure que tout le monde puisse y arriver comme toi alors bravo!!
    Bises

    Justine http://lemagdejustine.wordpress.com

    • Julia
      7 mai 2016 14 h 47 min

      Merci Justine !
      Justement, le but est d’aider le maximum de personnes à sauter le pas :)

  • Distrayante
    7 mai 2016 14 h 07 min

    Félicitations d’avoir eu l’audace de te lancer ! Et en effet ce n’est pas facile. Je ne suis pas auto-entrepreneur, mais il y en a dans ma famille (mon père par exemple) et ce n’est pas facile au début, mais tu t’habitueras vite ; )

    • Julia
      7 mai 2016 14 h 47 min

      Merci ! Un papa entrepreneur, ça doit sacrément enrichissant ça aussi !

  • Sophie
    7 mai 2016 14 h 08 min

    Joli article et bravo pour ce beau bilan !
    Je suis traductrice freelance depuis 6 mois, ça démarre plutôt bien, je me souhaite le même bilan au bout d’un an!
    En tout cas cet article est encourageant, alors encore bravo !!!

    • Julia
      7 mai 2016 14 h 46 min

      Merci Sophie ! J’espère que toi aussi tu sautilles partout à chaque contrat :)

  • Emeline
    7 mai 2016 14 h 09 min

    Félicitations ! Je suis actuellement en train de me mettre à mon compte dans le conseil en image après des années de salariat et je suis totalement effrayée ! Ton parcours me rassure. Je suis contente d’être tombée sur ton article.

    • Julia
      7 mai 2016 14 h 46 min

      C’est normal, ça fou la trouille, maaaaaais c’est comme pour aller dans l’eau : une fois qu’on y est, on est trop bien ! (belle comparaison ahah)

  • Happy Swallow
    7 mai 2016 14 h 36 min

    Tout d’abord bravo à toi car beaucoup n’osent pas se lancer.
    Ce billet tombe à pic parce que j’envisage justement de me lancer (en parallèle de mes études).
    Merci d’avoir partagé ce bilan avec nous.

    • Julia
      7 mai 2016 14 h 44 min

      Hey, meeeerci ! Je pensais d’ailleurs à rédiger un article sur les étudiants-entrepreneurs…

  • Laurence Minet
    9 mai 2016 9 h 14 min

    Bonjour, et merci pour cet article. Je suis actuellement dans la phase « préparation du saut à l’élastique » et c’est vrai que ça fait un peu peur de se lancer, mais quand on lit des articles comme le tien, on se rassure, on se dit « allez pourquoi pas moi, j’en rêve, et d’autres l’ont fait ». Bonne continuation !

    • Julia
      9 mai 2016 9 h 15 min

      Plein de courage ! Tu verras, ça fait grandir :)

  • bloganythingispossible
    9 mai 2016 18 h 39 min

    Vraiment bravo pour tout ça ! Et merci de partager ton expérience avec nous, c’est toujours très intéressant et enrichissant :)
    Je te souhaite beaucoup de belles choses pour les 3 prochaines années !

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